Chutes des personnes âgées : pas de chut, les pharmaciens ! - 14/02/2022 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
14/02/2022 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Chutes des personnes âgées : pas de chut, les pharmaciens !

Getty Images/iStockphoto

2 millions de personnes de plus de 65 ans chutent chaque année en France. Et 12 000 en décèdent. Un risque encore plus élevé chez les plus de 80 ans : la moitié sont victimes de chutes. Pourtant, la plupart des patients à risque n’ont jamais vu de kinésithérapeute.

C’est ce que souligne la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) qui lance une campagne de sensibilisation et d’information sur la prévention des chutes à destination du grand public. Baptisée #StopAuxChutes, par voie d’affiches et sur les réseaux sociaux.

La FFMKR plaide par ailleurs pour la mise en place d’un bilan préventif de kinésithérapie systématique et remboursé pour toute personne de plus de 60 ans. En effet, « il faut parfois plusieurs chutes pour que le patient soit enfin adressé au kinésithérapeute », déplore-t-elle.

Une opportunité aussi pour les officinaux de rebondir au comptoir sur ce risque encouru par les personnes âgées et de relayer le message de la FFMKR.

L’environnement de vie du patient, souvent inadapté, un changement de traitement ou encore une sortie d’hospitalisation non préparée sont autant de causes de chutes. Les principales classes de médicaments à risque de chutes sont les antidépresseurs, les antipsychotiques, les benzodiazépines et dans une moindre mesure les antihypertenseurs, les anti-inflammatoires et les opioïdes analgésiques.

Le message de prévention peut aussi s’adresser aux aidants, souvent démunis : relever une personne fragile après une chute est un geste complexe qui s’apprend.



Matthieu Vandendriessche

Les dernières réactions

  • 14/02/2022 à 13:00
    Said93
    alerter
    La réaction a été supprimée car elle ne respecte pas la charte du site.
  • 14/02/2022 à 13:41
    Breizatao
    alerter
    Said93 : un peu de patience votre tour viendra.
    Sinon : le modérateur du forum fait quoi devant autant d'intelligence ?
  • 15/02/2022 à 08:41
    Sidonie
    alerter
    Said j'adore l'humour noir, Mais là je n'y vois qu'une expression débile.
  • 15/02/2022 à 18:26
    drlouzou
    alerter
    Le 20 Octobre 2019, j’avais publié une lettre ouverte, au Ministre de la Santé de l’époque, sur le « Zolpidem » et autres molécules « Zombi-gènes ».

    Il est vrai que la problématique du SRAS-COVD-2, commençait agitait les ministères.

    Je vous rassure, je n’ai jamais reçu de réponse. Les services de pharmacovigilance avec lesquelles je coopère non plus.


    Lettre Ouverte à Mme Agnès Buzin,

    Donc, voilà:

    "Ministère des Solidarités et de la Santé
    14 Avenue Duquesne, 75007 Paris

    Madame la Ministre ,

    J’assure régulièrement des remplacements, tant de pharmacien titulaire, que de pharmacien adjoint dans les pharmacies du Grand Ouest, et autres.

    Dans mon exercice professionnel, je suis régulièrement et malheureusement confronté aux problématique relatif à une molécule controversée: le Zolpidem (DCI).

    L'élimination et le métabolisme du zolpidem (DCI) étant diminués en cas d'insuffisance hépatique, le traitement doit être initié chez ces patients à la posologie de 5 mg par jour, en prêtant une attention particulière chez les sujets âgés :

    Dans tous les cas, l’ensemble des publications et recommandations des différents avis de la Haute Autorité de Santé (HAS), démontrent que la posologie maximale du Zolpidem (DCI) ne doit pas dépasser (10 mg) dix milligrammes par jour.

    • L’administration de Zolpidem (DCI) doit être la plus courte possible,
    • Les ordonnances sont parfois renouvelées sans consultations médicales
    • La posologie parfois rencontrée est de 20 milligrammes par jour

    Plus grave, de nombreux confrère tant pharmacien titulaire que pharmacien adjoint délivrent à cette posologie, avec parfois l’illusoire espoir de « ravir la clientèle d'une officine à une autre ». Mais ne rêvons pas, personne n'est dupe ...

    Rappelons des chiffres alarmants, sur 462 cas de soumission chimique (utilisation à des fins criminelles ou délictuelles de substances psycho actives à l’insu de la victime ou sous la menace) enregistrés en 2017 par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), 75 % impliquent des médicaments, les chiffrent grimpent sans cesses.

    Quatre fois sur 10, les benzodiazépines et apparentés sont utilisées.

    En tête le zolpidem (DCI) (21 %), suivi de près par le Diazépam (DCI) (en hausse), le Bromazépam (DCI), puis la Zopiclone (DCI) (en hausse); la Cyamémazine (DCI), et l’Hydronymie (DCI) sont aussi concernés.
    Les opioïdes ne sont utilisés que dans 4 % des cas identifiés.

    Rappelons aussi le coût exorbitant de la chute chez les personnes âgées (plusieurs milliards d’euros par année), la responsabilité des médicaments psychoactifs est majeure, avec toujours en tête de liste le Zolpidem (DCI) et Zopiclone (DCI)

    Rappelons aussi, que la mauvaise utilisation de des médicaments, sont souvent cités dans la prédisposition aux démences et à la Maladie de Alzheimer; la liste est que trop longue. L'insomnie est un symptôme, exceptionnellement une maladie.

    Les chiffres de délivrance par ordonnance devraient être au maximum de vingt-huit (28) unités de prises de Zolpidem à dix milligrammes, au-delà de ce seuil, la délivrance et la prescription sont hors AMM.

    Quels sont les outils disponibles, vis-à-vis de ces fléaux, tant économiques, déontologiques que sociétaux.

    De nombreux médicaments, dont le rapport bénéfice risque ont été jugés défavorables et dangereux, ont été retirés du marchés.

    Ne serait-il pas plus simple de retirer du marché le Zolpidem (DCI) et le Zopiclone (DCI), ou de les classer strictement et définitivement dans la liste des médicaments Stupéfiants ?

    Après le scandale du Benfluorex (DCI), puis le scandale du Valproate de Sodium (DCI), notre pays ne semble pas avoir beaucoup retenu quelques leçons que ce soient de ces calamiteux événements. démontrant une « Omertà » et une hypocrisie médicale et pharmaceutique bien Française: tout le monde savait, mais le silence et la mort restent la « Règle d’Or ».

    Dans l’espoir d’être lu et de recevoir une réponse.

    Très respectueusement."

    Je ne juge, ni ne blâme personne, mais ...

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