22/02/2019 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
Rino

Sept mois après le déremboursement total des médicaments indiqués dans le traitement des symptômes de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, l’association France Alzheimer et maladies apparentées a réalisé un sondage entre le 9 octobre et le 16 novembre 2018 auprès de 2 547 personnes, dont 2 463 proches aidants et 84 personnes malades. 
L’association en tire trois conséquences directes de ces déremboursements.

Le premier concerne les troubles liés à la maladie : pour 52 % des personnes interrogées, l’arrêt brutal des traitements entraine une aggravation précipitée de ces troubles. 

Le deuxième constat porte sur le reste à charge : 2 répondants sur 3 prenaient au moins l’un des médicaments au moment de l’annonce du déremboursement. Si 70 % d’entre eux n’envisagent pas d’arrêter le traitement (62,5 % en raison de son efficacité et 20 % parce que leur médecin le leur a déconseillé), 20 % ne le prennent plus et 10 % pensent l’arrêter prochainement à cause principalement du coût trop important. La TVA sur ces médicaments est en effet passée de 2 à 10 %. 

La dernière conséquence pour les patients est la rupture du lien thérapeutique avec le médecin : seules 55 % des personnes ayant décidé de ne plus prendre de traitements continueront à consulter un médecin spécialiste, alors que 38 % ont déjà arrêté de lui rendre visite et que 7 % l’envisagent.

Enfin, le sondage révèle que 68 % des proches aidants et 77 % des personnes malades estiment que la recherche doit être une des priorités du gouvernement. « Face au mutisme du gouvernement », France Alzheimer et maladies apparentées a décidé de financer une étude clinique à hauteur de 200 000 €, qui étudiera pendant 3 ans l’impact de la prise quotidienne de Donépézil sur les capacités cognitives des patients. « Ce projet a pour but de fournir de nouveaux résultats concrets pouvant mener à la décision de rembourser à nouveau ces médicaments », explique l’association.






Magali Clausener

Les dernières réactions

  • 22/02/2019 à 21:01
    Guy Barral, Pharmacien titulaire
    alerter
    quelle honte ! une démobilisation technocratique pour une maladie dramatiquement répandue
  • 23/02/2019 à 07:12
    apothicaire
    alerter
    Prenons un peu de recul (et gardons notre esprit cartésien) face à ces résultats. L'efficacité thérapeutique d'un médicament se prouve par des études cliniques randomisées en double aveugle; et non pas par le ressenti des proches des patients (dans lequel l'affectif rentre en jeu).
    Il est indéniable que la balance bénéfice/risque de ces substances est franchement en leur défaveur: il suffit de consulter la liste interminable de leurs effets II°
    Dans cette pathologie complexe, les mesures non pharmacologiques sont beaucoup plus utiles.....
  • 23/02/2019 à 19:44
    tnttnt
    alerter
    100% d'accord, on ne peut pas évaluer les médicaments sur des critères émotionnels
  • 24/02/2019 à 18:37
    drlouzou
    alerter
    Bonjour,

    Complètement d’accord sur le constat de la balance bénéfice risque peu favorable, néanmoins 2 questions persistent:

    Pourquoi l’homéopathie (dont personne ne contestera le miracle de l’effet placébo) est toujours remboursable, alors que toutes les études démontrent la faible reproductibilité.

    Tous les boulons des dépenses de notre société (dont la santé) sont serrés à bloc, rigueur budgétaire oblige, alors que le cout de la dette publique plombe la même économie.

    Je ne suis pas un anti-capitaliste, loin de là, j'ai été pharmacien titulaire pendant plus de 20 années, mais la conclusion:

    pour retrouver de la santé et des budgets, arrêtons de rembourser cette dette qui ne fait que affamer les populations, interdire des accès aux soins décents, et ne sert que à engraisser les 26 personnes détenant 50% du PIB mondial ….
  • 24/02/2019 à 22:34
    tnttnt
    alerter
    L'homéo est remboursée car le principal acteur est français et emploie pas mal de monde en france.
  • 25/02/2019 à 10:05
    CharlesL
    alerter
    question : qui financent qui, quoi et depuis quand ?
    et là, ce n'est pas des critères émotionnels..
  • 25/02/2019 à 15:09
    BREZHONEG
    alerter
    oui tnttnt, c'est le cas aussi du thermalisme dans des vallées perdues qui n'ont que ça....
  • 25/02/2019 à 21:58
    tnttnt
    alerter
    Tout à fait d'accord

Réagir à l'actualité

Pseudo :
Vous êtes un professionnel de santé ? Faites le savoir dans vos contributions en affichant le pictogramme "Professionnel de santé certifié" . Inscrivez-vous ou identifiez-vous puis transmettez-nous un justificatif de votre qualité de professionnel de santé (photocopie de carte d'étudiant, de diplôme, de carte de l'Ordre...).


Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation du Moniteur des pharmacies.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.

Vendez-vous plus de vaccins contre la grippe que l’an dernier ?


Solutions

MON ESPACE FORMATION

L’abonnement au Moniteur des pharmacies inclut désormais l’accès à tous les modules de formation en ligne, dont les modules agréés DPC, sans frais supplémentaires.

Les médicaments à délivrance particulière

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

Moniteur Expert

Vous avez des questions ?
Des experts vous répondent !



En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK