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Accès aux études de pharmacie : les bonnes vieilles recettes
Getty Images/iStockphoto
Afin de faire face au déficit d’étudiants en deuxième année de pharmacie (un millier lors de la rentrée 2022), la Conférence des doyens des facultés de pharmacie propose un accès direct en première année de pharmacie. Concrètement, les futurs bacheliers pourraient émettre des vœux sur Parcoursup pour intégrer les études de pharmacie sans passer par le PASS (Parcours accès santé spécifique) ou une LAS (Licence accès santé). L’admission s’effectuerait en fonction du numerus apertus, en particulier des places disponibles dans chacune des 24 facultés de pharmacie françaises. « Les facultés auraient la possibilité d’accepter un certain pourcentage d’étudiants de LAS, cohérent avec notre parcours d’études », précise Gaël Grimandi, président de la Conférence des doyens.
Pour la Conférence des doyens, cette proposition mettrait fin à la hiérarchisation des filières de santé, ainsi qu’à la docimologie QCM (Questionnaire à choix multiple). Surtout, elle serait une solution pour pourvoir les places vacantes, qui risquent d’être très nombreuses à la prochaine rentrée universitaire. « Cela permettrait d’avoir des étudiants qui intègrent des études de pharmacie parce qu’ils veulent suivre ces études », relève aussi Gaël Grimandi.
La Conférence des doyens a remis sa proposition au ministère de tutelle, à l’Ordre des pharmaciens et aux syndicats à la fin de l’année 2022. Il faut maintenant attendre la réponse des autorités.
Une GROSSE fausse bonne idée. Les études de pharmacie aussi intéressantes soient elles ne sont PLUS aussi attractive qu'avant. Un pourcentage élevé d'étudiants choisissent pharmacie en second choix voire par dépit après le concours, la plupart trouvent ensuite leur bonheur. Être éloigné des autres filières MMOPK (comme c'est le cas avec la PASS/LAS, ex-PACES) nous enlèverait encore plus d'arrivée d'étudiants, à l'heure où il y a déjà eu 40% de places vacantes.
Pourquoi les études de pharmacies n'attirent plus ?
La raison est fort simple.
En 2021, 74.227 pharmaciens sont inscrits au tableau de l’Ordre des Pharmaciens, dont 53.484 exerce en officine de pharmacie : 25.518 sont des pharmaciens titulaires (soit seulement 34% des pharmaciens inscrits à l’Ordre des pharmaciens), et 27.966 sont des pharmaciens adjoints et remplaçants en officine de pharmacies (soit 53% des pharmaciens officinaux inscrits à l’ordre des pharmaciens).
Soyons lucides, factuels, et posons-nous les bonnes questions :
• En 2015, 27.120 pharmaciens étaient inscrits pharmaciens titulaires (section A de l’ordre des pharmaciens), 27.910 pharmaciens étaient pharmaciens adjoints, remplaçants, gérants, ou intermittents (section D de l’ordre des pharmaciens), soit un total de 55.030 pharmaciens exerçant en pharmacies d’officine.
• En 2020, 25.518 pharmaciens étaient inscrits pharmaciens titulaires (section A de l’ordre des pharmaciens), 27.966 pharmaciens étaient pharmaciens adjoints, remplaçants, gérants, ou intermittents (section D de l’ordre des pharmaciens), soit un total de 53.484 pharmaciens exerçant en pharmacies d’officine.
• En comparant l’année 2020, versus l’année 2015, le nombre de pharmaciens exerçant en officine de pharmacie à reculer de 1.546 (section A et D de l’ordre des pharmaciens), soit un recul de 2,81% des effectifs. Si le nombre de pharmaciens adjoints, remplaçants, gérants ou intermittents a progressé de 2.056 , soit 7,37% des effectifs , globalement, il ne compense pas la chute de pharmaciens titulaires (section A de l’ordre des pharmaciens) de 1.602 pharmaciens, soit 5,91% des effectifs.
• Même si le nombre de fusion entre officines de pharmacie à augmenter lors des 10 dernières années, le recul de 1.602 pharmaciens titulaires signifie une perte considérable du nombre de licence de pharmacie.
• Le recul de 1.602 pharmaciens titulaires, nous indique le recul de 320 pharmaciens titulaires par année, soit 27 pharmaciens titulaires par mois, soit le chiffre ahurissant de 1 pharmacie qui baisse le rideaux par jour !
• Pour l’ensemble des pharmaciens les chiffres sont relativement identiques : recul de 309 pharmaciens officinals par année, 26 par mois, et le même chiffre de 1 pharmacien par jour !
Maintenant que les chiffrent ont « parlé », personne ne pourra nier que le métier de pharmacien, comme celui des médecins, est en cruel et constant recul, soit de 2,81% par an, deux fois plus pour les pharmaciens titulaire (5,91%) .
Plusieurs éléments expliquent ce phénomène : problématiques économiques, problèmes sociétaux en constante augmentation : surcharge de travail, mais aussi et surtout : conflit et agressions tant verbal, physique, que physiologique (réseaux sociaux).
Bref, que nous soyons pharmaciens titulaires, pharmaciens adjoints, pharmaciens gérants, pharmaciens intermittents, pharmaciens remplaçants, il y a un véritable « ras le bol » : du manque de reconnaissance de nos dirigeants, du corporatisme singulier gangrénant notre profession, des patients-clients-consommateurs de santé se sentant «tout puissant».
Au lieu d’être de véritable professionnel de santé, digne et responsable, nous avons accepté d’être de simple commerçant avec une perpétuel fuite en avant.
Maintenant, la profession en paie de prix fort, et la profession ne fait plus rêver :
• De moins en moins d’inscription dans les filières pharmacies, des étudiants n’ayant pas réussi au concourt , ou « mal placés » dans le concours du tronc commun médecin-pharmacien, préfèrent abandonnés car non reçus en médecine, et je peux les comprendre.
• Idem, dans la filière pharmacie, de moins en moins d’étudiants se tournent vers l’officine, et beaucoup choisissent de rejoindre la pharmacie hospitalière, attirés par une rémunération plus confortable, des horaires plus souples, l’absence de contact avec la clientèle, et la perspective de recentrer leur métier sur le médical et d’abandonner une dimension commerciale à laquelle ils n’ont jamais adhéré à l’officine
• Des prix de cession encore trop élevés (un grand merci aux cabinets de transactions, qui savent fort bien flatter notre égo), et une concurrence inacceptable entre les officines (surtout en centre-ville) ,
• Des horaires de travail à n’en plus finir (de 40 à 70 heures par semaine en moyenne pour un pharmacien titulaire),
• Des rémunérations nettes mensuelles peu attractives : de 950,00€ à 4.950,00€, net (après impôts, prélèvements sociaux, remboursements des prêts d’installation et outils de travail, amortissements des investissements, frais de fonctionnement …) pour les pharmaciens titulaires, de 2.000,00€ à 3.500,00€ net pour les pharmaciens adjoints, de 3.000,00€ à 4.250,00€ net pour les pharmaciens remplaçants.
• Un corporatisme passéiste, désuet et inexplicable au XXIème siècle, participant à une forme de sclérose idéologique et professionnelle,
• Une détestation d’une partie de la population de notre pays, relatif à l’image n’étant plus d’actualité.
Enfin, une sensation de réelle et véritable « prise en otages » des certains « clients consommateurs de santé publique», car malheureusement, un certain laxisme a longtemps été la norme (parfois encore...), en oubliant les missions de santé publique qui nous sont désormais dévolues : contrôle des ordonnances, vérification de la bonne applications des normes économiques et sanitaires, interventions pharmaceutiques, bilan partagés de médicaments, vaccinations, dépistages, coopération interprofessionnelles.
Depuis quelques mois, les doyens bougonnent : les étudiants boudent l'entrée en études de pharmacie. Les chiffres confirment d'ailleurs cette tendance. Déjà, à la rentrée 2021, 163 places n'ont pas été pourvues en deuxième année d'études de pharmacie ; à la rentrée 2022, c’est plus de 1.100 places vacances en deuxième année. Plutôt d'un manque de visibilité, c’est la filière officinale tout entière qui souffre (encore) d'une image de "vendeur de médicaments".
Sauf à revoir complétement l’organisation de notre profession, la désertification de la profession n’est que le début d’une longue période de disette de vocation professionnelle.
Les médecins, comme les pharmaciens n’ont plus envie d’être noyés par l’administratif et surtout le financier. Ils ont envie d’échanger leurs expériences, leurs quotidiens, leurs souffrance au travail.
Les médecins, comme les pharmaciens ne travaillent plus comme il y a cinquante ans, taillable et corvéable à merci. Leurs profils ont changés, s’ils sont toujours passionnés par leurs métiers, leurs aspirations ont changé. Conjugué vie professionnelles et vie personnelle devient une réelle demande, et il va valoir que les anciens s’adaptent, qu’ils le veuillent ou non. La pandémie de 2019-2020-2021-2022, la crise économique qui s’annonce, a fait apparaitre de réelles modifications des paradigmes économiques et sociétaux.
Est-ce la fin de la médecine libérale, de la pharmacie officinale actuelle, je n’en sait rien. Néanmoins, si le passé est irrévocable, seule la mort est définitive. Le présent et l’avenir sont à écrire et à construire, soyons bienveillant avec nous-même, car c’est à nous de les créer.
Rappelons nous cette célèbre phrase de Albert Einstein : « Un problème sans solution, est un problème mal posé. »
Je suis élève en classe de terminale scientifique (maths physique-chimie) et je veux sincèrement faire des études de pharmacie pour travailler plus tard en officine, j'aime beaucoup la physique-chimie et je m'en sors bien pour l'instant. Je suis cependant découragé par la première année commune de santé et j'ai très peur de ne même pas avoir la moyenne dans certaines UE en biologie comme l'anatomie. J'ai donc opté pour une LAS chimie, en plaçant la chimie en majeure j'espère pouvoir augmenter mes chances d'entrer en pharmacie sans aller dans une faculté de médecine pour la première année (puisque les LAS se font en fac de sciences) même si je devrai malheureusement passer par la biologie, disons que c'est le par coeur qui me fait peur. Dans mon entourage et au lycée j'ai été très peu guidé et conseillé, les gens parlent tout le temps des études de médecine partout, lorsque qu'on a des étudiants intervenants ce sont TOUJOURS des étudiants en médecine, heureusement que la fac de Pharma de paris université a eu la gentillesse de me mettre en relation avec une étudiante qui a pu me rassurer mais je reste toujours stressé quant à mon avenir et je tiens effectivement à souligner qu'il est dégeulasse de ne pas laisser certains élèves passer en Pharma à cause d'une seule note éliminatoire à un concours (j'espère que ça ne m'arrivera pas...) c'est pourquoi je pense qu'il serait bon de mettre en place effectivement une filière Pharma juste après le bac mais de toutefois maintenir la possibilité d'y entrer si on échoue pour médecine...
Je profite aussi de ce commentaire pour solliciter s'il vous plaît, l'aide d'étudiants/pharmaciens qui auraient des conseils à me donner (adresse mail : yaganchristophe7@gmail.com )
CY
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