05/04/2019 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
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« Si la vente en ligne est autorisée en France depuis fin 2012, son cadre très restrictif ne permet pas aux officines de se développer ni de concurrencer efficacement leurs homologues européens », tel est le constat de l’Autorité de la concurrence (ADLC), qui a présenté jeudi 4 avril dernier, l’avis relatif au secteur de la distribution du médicament en ville et de la biologie médicale privée. « C’est une activité embryonnaire en France, 1 % des médicaments pouvant être vendus en ligne le sont contre 14 % en Allemagne », a souligné Isabelle de Silva, présidente de l’ADLC. Ce faible développement s’explique « par les contraintes imposées à l’origine », a-t-elle ajouté.

Selon l’autorité, deux grands blocages freinent cette activité : l’obligation d’avoir des locaux de stockage à proximité des officines ayant un site de vente en ligne et les règles pour les sites Internet. « Aucune mise en valeur sur un site n’est possible. Les sites sont très « administratifs » ! Le référencement payant n’est pas autorisé et ce point représente un blocage majeur », a relevé Isabelle de Silva. En conclusion : « Les sites ont du mal à émerger alors qu’il y a un intérêt pour les patients français. On se prive d’une nouvelle activité économique et cela limite aussi l’innovation par les prix et les services », explique la présidente de l’ADLC.

Quant aux risques de vente de médicaments falsifiés ou dérives en matière de vente en ligne de médicaments, l’avis estime que les arguments de l’Ordre des pharmaciens « n’emportent toutefois pas la conviction » (page 62). L’ADLC y répond en expliquant que les médicaments falsifiés sont vendus sur des sites illicites et que l’exemple de dérives concerne les sites anglais qui vendent des médicaments PMO.

L’autorité propose donc d’ « assouplir les contraintes pesant sur la vente en ligne de médicaments pour permettre aux sites installés en France de lutter à armes égales avec les sites européens » notamment en :

– autorisant les officines à recourir à des locaux de stockages plus éloignés de l'officine si nécessaire, afin qu'ils disposent de l'espace permettant de développer efficacement leur activité de vente en ligne de médicaments ;

– permettant aux pharmaciens de regrouper, s'ils le souhaitent, leur offre de vente en ligne au travers d'un site commun, ce qui permettra à plus d'officines d'accéder à cette activité et rendra possible des gains d'efficacité ;

– revoyant les modalités de calcul de l'obligation de recrutement de pharmaciens adjoints afin que celle-ci repose sur le seul critère des ventes de médicaments réalisées par l'officine, en excluant les ventes d'autres catégories de produits (parapharmacie, hygiène, cosmétique).






Magali Clausener

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