02/03/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
Encore un petit effort. Ou plutôt un gros. Des contrôles menés dans des officines par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont mis en évidence un taux élevé de non respect des règles d’affichage des prix. En effet, près de 2 officines sur 3 présentent au moins un manquement à l’arrêté du 28 novembre 2014 relatif à l’information du consommateur sur le prix des médicaments dans les officines de pharmacie paru au Journal officiel du 4 février 2015. Fidèle à elle-même, la DGCCRF va donc renforcer les contrôles sur l’étiquetage des prix dans les pharmacies et en a même informé le Conseil national de l’ordre des pharmaciens par courrier, indique l’instance sur son site.

Prudence donc, d’autant qu’année après année les choses ne s’améliorent pas vraiment sur ce sujet. Déjà, sur les 944 officines contrôlées par la DGCCRF au cours du second semestre 2015, près des deux tiers présentaient au moins un manquement à cette réglementation. Tel était alors le bilan envoyé aux syndicats par l’organisme de contrôle. Dans le courrier adressé le 3 août 2016 à Philippe Gaertner, président de la FSPF, la DGCCRF pointait même les trois obligations les moins respectées par les pharmacies contrôlées.
Primo, la mise à la disposition du public d’un document unique d’information. Plus de 4 officines sur 10 ne l’avaient pas respecté. « Généralement parce que les informations étaient incomplètes ou parce que le support n’était pas placé de manière suffisamment visible dans l’officine », notait le courrier.
Secundo, l’absence de prix affiché dans 4 officines sur dix, alors que « cette information aurait dû être accessible par étiquetage ou par le biais du catalogue papier ou électronique ».
Tertio « près de la moitié des officines n’apportaient pas d’information claire concernant la facturation d’honoraires par voie d’affichage ou de catalogue ».
Ces infractions n’avaient à l’époque pas abouti à de lourdes poursuites (seulement 501 avertissements et 78 injonctions). En raison « de l’entrée récente du texte réglementaire »…

Pour se mettre en conformité avec la réglementation, l’Ordre propose trois affichettes « clés en main » à télécharger selon les situations : 
- si les médicaments non exposés à la vue du public sont étiquetés ;
- si les médicaments non exposés à la vue du public ne sont pas étiquetés et que le tarif des honoraires est affiché ;
- si les médicaments non exposés à la vue du public ne sont pas étiquetés et que le tarif des honoraires n’est pas affiché.

Consultez également l’infographie « Les règles d’affichage des prix des médicaments au 1er juillet 2015 », publiée dans Le Moniteur des pharmacies N° 3067 du 14 février 2015.




Les dernières réactions

  • 03/03/2018 à 07:33
    rab74
    alerter
    et les bistrots, ils affichent tous le prix du petit noir avec tva? et BASTIDE? LA VITRINE MEDICALE? ils affichent clairement le prix des LPP DE LOCATION? Eux qui font signer les contrats au lit des malades? et les grandes surfaces, avec leurs promos "papier" pas en action le jour annoncé? elle en a du boulot, la DGCCRF! et si on rétablissait les vignettes, au lieu de mettre une charge que l'industrie ne veut plus supporter sur le dos des "indépendants" (on se demande comment) que nous sommes?
  • 03/03/2018 à 09:56
    Margt
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    Même si on est intransigeant avec nous cela est nécessaire cf récente affaire Lactalis.


    Un pharmacien se doit d'être irréprochable professionnellement et moralement : une sorte de personne exemplaire dans la société à qui on porte toute sa confiance...alors de nouvelles règles c'est bien car on est irréprochable...
  • 03/03/2018 à 10:32
    BREZHONEG
    alerter
    Le but réel d'une reglementation est de vassaliser le controlé.Il doit etre dans l'incapacité de respecter sa complexité pour que le Fonctionnaire soit attendu avec crainte. Le fameux support papier "suffisamment(?) visible", JAMAIS il ne m'a été demandé !C'est normal, il n'est pas là pour ça.
  • 03/03/2018 à 16:28
    Margt
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    Oui ,même si tout n'est pas parfait du point de vue administratif contrôle ou pas ...notre diplôme nous impose d'être irréprochable et finalement nous aide de toute façon à l'être ...
  • 04/03/2018 à 14:02
    Nick64
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    Etre irréprochable certes Margt, mais à quel coût? Petite question franche: êtes-vous une indépendante se battant pour que le statut de libéral subsiste ou ne préféreriez-vous pas tous nous voir comme des serviteurs de l'Etat qui, cela dit, ne garantit pas l'exemplarité de ses salariés, pros de santé ou non? Les fonctionnaires ont par ailleurs un environnement propice pour l'application des lois avec des équipements et un personnel payés par l'argent du contribuable alors que les titulaires d'officine doivent se battre pour recruter du personnel valable et disposent d'une trésorerie qui n'est pas un puit sans fond. Quand on arrêtera de menacer les indépendants et de les accuser avant jugement peut-être les jeunes diplômés décideront de rester dans la profession...
  • 04/03/2018 à 15:01
    Margt
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    Bonjour Nick 64 ,

    Je peux comprendre votre agacement et connais la pharmacie privée comme publique - centre hospitalier -.En milieu publique les dotations se font rares le personnel trié sur le volet (concours ) et vraiment irréprochable leur rémuneration correcte .
    Dans le privé c'est vrai il ya plus de risques et de la concurrence...alors certaines dérives existent d' où pour certains donc pour tous la nécessaire DGCCRF.
    Il ne faut pas la craindre car on est irréprochable...
  • 05/03/2018 à 11:01
    BREZHONEG
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    L'affaire du sang contaminé, ou des directeurs d'hopitaux s'offrant des travaux sompteux dans leur maison de fonction, ou des concours internes bidonnés,etc..est là pour prouver que le milieu fonctionnaire connait aussi des derives.Mais il n'existe pas de DGCCRF pour eux, à part les journaliste d'enquetes.Generalement, ça se termine par "Une Enquete Administrative a été ouverte " .Elle n'est que rarement refermée, et ne debouche de toute façon jamais sur quelque chose de judiciaire pour les fautifs,puisqu'il sont"protégés par leur Statut" et que c'est l'Etat le responsable.
  • 05/03/2018 à 17:15
    Margt
    alerter
    Je maintiens les pharmaciens praticiens hospitaliers donc nos confrères directs sont irréprochables.Si des directeurs d'hôpitaux font des travaux dans leur logement de fonction mais non perso.avec de l'argent public et que leurs devis pour sortir de l'argent public est validé ou non par l'économat ...il n'y a rien de choquant.Les fonctionnaires depuis Macron sont très surveillés et heureusement car par le passé il y a eu bcp de dérives.cela devient plus rare.
    Néanmoins la DGCCRF limite certains abus dans le privé...mais les pharmaciens sont irréprochables...

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