16/02/2017 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
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Le 16 février 2017, l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) a présenté ses cinq priorités pour le prochain quinquennat. « Plus d’un quart des entreprises françaises sont des entreprises libérales, or elles sont presque totalement absentes du débat politique, nous souhaitons que cela change », déclare Michel Chassang, président de l’UNAPL.

Favoriser le développement des entreprises libérales

Parmi ses cinq priorités, l’UNAPL souhaite favoriser le développement des entreprises libérales. Michel Chassang propose de simplifier au maximum la gestion et le droit du travail. « Une PME libérale n’a pas de service des ressources humaines et de service paie; les récentes réformes (prélèvement à la source, compte pénibilité, adaptation du droit par un accord d’entreprise) rendent la gestion de l’entreprise très compliquée ». Le président ajoute qu' « en France les règles sont rédigées sur le modèle des plus grosses entreprises, alors que le nombre de TPE est plus important, il serait logique de faire l’inverse. »

L’UNAPL propose donc aux candidats de tenir compte de la majorité des entreprises, en construisant la norme sociale sur le modèle des TPE-PME, puis de l’adapter aux grandes entreprises.

Garantir une fiscalité équitable pour tous

Autre cheval de bataille de l’UNAPL : garantir une fiscalité équitable pour tous. Face à la réduction programmée de l’impôt sur les sociétés (IS) à 28 %, l’UNAPL demande une baisse proportionnelle pour les professionnels libéraux soumis majoritairement à l’impôt sur le revenu (IR). Elle demande également le remplacement du prélèvement à la source par une généralisation de la mensualisation. « C’est une bonne chose que le contribuable paie des impôts sur les sommes qu’il perçoit dans l’année et non plus sur celles perçues l’année d’avant, mais pourquoi l’entreprise doit-elle jouer un rôle ? », s’étonne Michel Chassang.

Enfin, l’UNAPL veut voir rétablir la provision pour risque prud’homal - elle permettait de réserver une somme d'argent au paiement d'indemnités NdlR - prévue initialement dans la loi El’Khomri mais censurée par le Conseil constitutionnel pour des raisons de forme.

Renforcer la protection sociale

Le dernier point défendu par les professionnels libéraux est le renforcement de la protection sociale

Alors que certains se positionnent en faveur de la suppression du régime social des indépendants (RSI), l’UNAPL n’est pas favorable à ce projet, même si elle admet que des progrès doivent encore être réalisés. « Il n’y a pas de prestations sans cotisations et l’UNAPL est attachée au modèle social français. Les médecins de secteur II ont le choix de leur régime; à 95 % ils ont choisi le RSI. C’est donc un régime qui répond à un besoin », déclare le président de l'UNAPL. « Il ne faut pas faire croire que la suppression du RSI n’aura pas un coût », ajoute-t-il.

Dans les prochains jours, l’UNAPL et ses adhérents ( FSPF et UNPF pour la branche officine) rencontreront les candidats François Fillon, Emmanuel Macron, Benoit Hamon, Jean-luc Mélenchon, et Marine Le Pen pour échanger sur toutes ces propositions. 






Anne-Charlotte Navarro, responsable du service Moniteur expert

Les dernières réactions

  • 17/02/2017 à 19:05
    BREZHONEG
    alerter
    Il n'y a pas que les pro.liberales qui ont des idées a proposer! l'Alsace aussi !

    L'ALSACE-MOSELLE VEUT EXPÉRIMENTER L'ASSURANCE MALADIE UNIVERSELLE
    STRASBOURG (Reuters)dans boursorama - L’Alsace-Moselle se porte candidate pour expérimenter une assurance maladie universelle qui serait selon elle moins coûteuse et plus solidaire que celle qui résulte de l’intervention des complémentaires de santé privées.

    Hérité des lois sociales allemandes d’avant’18, la complémentaire santé obligatoire maintenue après la Première Guerre mondiale dans les trois départements reconquis par la France, est, contrairement aux mutuelles et assurances privées, adossée au régime général dont la réforme est au centre des programmes des candidats à l'élection présidentielle.

    Elle ne génère que 1% de frais de gestion. Les cotisations supplémentaires, supportées par les seuls salariés à hauteur de 1,5% du salaire, sont en effet prélevées par les Urssaf et le versement des prestations assuré par les CPAM (Caisses primaires d'assurance maladie) en même temps que celles du régime général.

    Ce régime offre notamment une prise en charge à 90% des honoraires des médecins et de 100% des frais hospitaliers.

    "Un tel fonctionnement permet des économies de frais de gestion qui peuvent aller au remboursement de soins ou vers une cotisation plus faible, soit, dans les deux cas, un gain au bénéfice de tous les assurés", affirment vendredi dans une déclaration commune les cinq syndicats qui cogèrent le régime local, la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, la CGT et l’Unsa.

    L’intersyndicale attend la publication définitive de la liste des candidats à la présidentielle pour leur demander de se positionner sur une expérimentation qui étendrait leurs compétences aux surcoûts pris en charge par les complémentaires.

    Le débat sur l’avenir de l’assurance maladie s’est invité dans la campagne avec la volonté de François Fillon, candidat de la droite, de réserver à la sécurité sociale les affections graves et de longue durée pour confier le surplus aux mutuelles.


    DES COMPTES TOUJOURS A L'EQUILIBRE

    Il a rebondi dans Le Monde avec une tribune publiée le 14 janvier dernier par Martin Hirsch et Didier Tabuteau, respectivement directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris et responsable de la chaire santé de Sciences Po Paris, en faveur d’une assurance maladie universelle.

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