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Tensions sur les analogues de GLP-1 : recommandations de l’ANSM
Lilly
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a fait part, le 23 septembre dernier, de ses recommandations pour faire face aux fortes tensions d’approvisionnement concernant Ozempic (sémaglutide) et Trulicity (dulaglutide). Une situation due « à une augmentation importante de la demande mondiale ».
Les médecins sont invités à respecter strictement l’indication de ces spécialités, à savoir le diabète de type 2 insuffisamment contrôlé, en complément d’un régime alimentaire et d’une activité physique. La primoprescription des analogues de GLP-1 doit être réservée aux diabétiques de type 2 qui présentent une maladie athéromateuse avérée.
A l’officine, les patients confrontés aux problèmes d’approvisionnement en Ozempic et Trulicity doivent se rapprocher rapidement de leur médecin. Celui-ci pourra proposer une alternative thérapeutique adaptée à leurs besoins. Les diabétiques ne doivent en aucun cas modifier ou arrêter leur traitement sans avis médical.
Bon, je sais, je me suis déjà exprimé sur le sujet des détournement d’usage des médicaments, mais (…) .
Dans le cadre des suspicions de mésusage d’Ozempic (Sémaglutide, DCI), comme de nombreux autres médicaments, il y aurait fort à dire.
En effet, tout pharmacien responsable qui se respecte, sait parfaitement que le Sémaglutide est un incrétinomimétique, cofacteur de la sécrétion de l'insuline par les cellules béta des Ilots de Langherans pancréatique, mais je suis sûr que je ne vous apprend rien. Comme tout incrétinomimétiques de la classe des agonistes du GLP (GLP-a), le Sémaglutide ralentit la vidange gastrique, assure ainsi, avec d'autres mécanisme une perte de poids statistiquement significative (p < 0,001), ainsi qu'une baisse statistiquement significative de la valeur de HbA1c.
Comme les GLP-a , le Sémaglutide, a démontré, par les études PIONERR-6 et SUSTAIN-6, une amélioration des critère MACE, baisse de la mortalité cardiovasculaire, des AVC et IDM.
Néanmoins, le profil de tolérance est caractérisé par des événements digestifs désagréables et relativement mineurs : nausées, vomissements, diarrhées, maux de tête, douleurs au point d’injection.
En parallèle, et plus problématiques, des cancers du pancréas, de la vessie ainsi que de la thyroïde sont inscrits dans les recommandations HAS, ANSM, ainsi que par de nombreux centres de pharmacovigilance étasuniennes, britanniques, canadiens, australiens et de l'UE.
Rappelons, mais je ne ferais pas cette affront, que comme tous les GLP-a, le Sémaglutide n'est pas remboursé en monothérapie. Le Sémaglutide est remboursé en bithérapie avec la metformine , en bithérapie avec un sulfamide hypoglycémiant, (…)
Nous pouvons tous nous posé la question sur la surveillance de la délivrance des médicaments par les pharmaciens. Si la prescription est hors AMM, ce n'est pas remboursable, et puis c'est tout !
Après les scandales du Médiator, du Valproate de Na, du Zolpidem, du Zopiclone (…) , bientôt le futur scandale du Sémaglutide ?
Que l’on ne vienne pas me dire que ce débat ne regarde que les « jeunes blanc bec » fraichement sortie des banc de l’université. Je suis ancien titulaire, je viens de prendre 64 ans, je travaille toujours comme pharmacien remplaçant, je me suis efforcé à travailler avec honneurs et consciences.
J’ai souvent préféré passer plus de temps à la formation continue, à la lecture des revues de formation continue « Prescrire, … », qu’aux devoirs administratifs et comptables, parfois aux grands dam de mon comptable, mais il faut avoir faire des choix dans la vie !
Les comportements aveugles et irresponsables ne font pas honneur à la profession.
Enfin, pour clore le débat, si les médecins prescrivent hors AMM, c’est leur responsabilité professionnelle qui est engagée.
Pour les pharmaciens, sachez que la délivrance hors AMM, n'est pas qu'une question de remboursement et de détournement d'argent de l'assurance maladie .
Le pharmacien qui délivre un médicament hors AMM, engage sa responsabilité pleine et entière !
Avis aux « Pousseurs de boites » .
Dormez bien brave gens !
Malgré tout, parfois, y'a quand même un loup qui se cache là où on ne l'attends pas.
Lisez donc cette petite anecdote, sorti du comptoir :
Mme Y légèrement enrobée, 74 ans, sous glibenclamide commence par un ozempic 0.25 1 injection par semaine pendant un mois.
AMM donc.
Sur l'ordonnance, il est prévu un passage à l'ozempic 0.5 pour les deux mois suivants.
Toujours AMM;
Au bout d'un mois et demi, Mme Y, dépitée, me ramène son ozempic 0.5, entamé et me dit qu'elle n'en peut plus de ses nausées, sa diarrhée, ses céphalées...Bref, elle arrête.
Naïve, je lui demande si ça glycémie ne risque pas de remonter, que va devenir son hémoglobine glyquée, et que va penser son diabétologue, auteur de son ordonnance ?
Elle me répond alors que son diabétologue voulait lui faire perdre du poids ( texto ) et que elle, elle n'en peut plus de ces effets indésirables et qu'elle ne veut plus se piquer pour seulement perdre quelques kilos, qui d'ailleurs ne la gênent pas.
Alors AMM ou pas AMM ?
Je n'ai rien déclaré au centre de pharmacovigilance : c'est parole contre parole, non ?
Allez savoir ce que les laboratoires fabricants passent comme message aux prescripteurs.....
Et je rejoins carolec sur le fait qu'il nous est parfois difficile de savoir ce qui es prescrit hors AMM. La possibilité d'avoir accès aux résultats biologiques pourrait nous aider sur ce point.
Effectivement, c'est une question que je me posse souvent : quel est le discourt du laboratoire vis-à-vis des prescripteurs : vaste débat, qui n'est pas sans me rappeler le discourt de Servier vis-à-vis des prescripteurs : « Non (...), notre médicaments (Médiator) ne posse aucun problème de sécurité CV, vous pouvez prescrire en toutes sérénités » . Respectons la présomption d'innocence, néanmoins, à nous de ne pas être trop « innocent » . A suivre (…)
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