29/03/2019 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
Compléments alimentaires, glucosamine, chondroïtine sulfate, Anses, nutrivigilance, recommandations ljubaphoto - iStock

Quand un complément alimentaire à visée articulaire reprend les principes actifs des médicaments et joue sur ses plates bandes, il doit aussi en porter les effets indésirables. Ainsi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de mettre en évidence, par son dispositif de nutrivigilance, les effets indésirables des compléments alimentaires à base de glucosamine et/ou chondroïtine sulfate : troubles digestifs, douleurs abdominales, éruptions cutanées, démangeaisons, hépatites et purpuras.

De plus, en raison des risques que peut engendrer l’usage de ces compléments alimentaires chez certains patients, l’Anses déconseille la glucosamine ou la chondroïtine sulfate chez les diabétiques ou prédiabétiques, chez les asthmatiques, chez les patients sous AVK, et, pour la glucosamine seulement, chez les personnes présentant une allergie aux crustacés ou aux insectes.

Ces compléments alimentaires ne sont pas non plus conseillés chez les patients devant suivre un régime restrictif en sodium, potassium ou calcium du fait de leur teneur significative en ces éléments, chez les femmes enceintes ou allaitantes et chez les enfants, faute de données de sécurité suffisantes. Pour éviter les redondances, compléments alimentaires et médicaments contenant de la glucosamine ou de la chondroïtine sulfate ne sont pas à associer.

Des précautions qui correspondent à celles mentionnées dans les RCP des médicaments, bien que les compléments alimentaires soient moins dosés en glucosamine et chondroïtine sulfate : en France, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) recommande une dose journalière maximale de 1 000 mg/jour pour la glucosamine et de 900 mg/jour pour la chondroïtine sulfate dans les compléments alimentaires. Cependant, selon une enquête de la DGCCRF menée en 2017, 51 % des produits analysés avaient une teneur réelle inférieure ou supérieure à la teneur annoncée et/ou des teneurs supérieures aux seuils pharmacologiques. La majorité des produits présentaient des teneurs inférieures à celles annoncées sur l’étiquetage.

Les compléments alimentaires à visée articulaires restent très populaires avec près de 1 million de boîtes vendues par an. D’où l’importance d’interroger également les patients sur leurs achats de compléments alimentaires en dehors du circuit pharmaceutique.






Anne-Hélène Collin

Les dernières réactions

  • 30/03/2019 à 10:16
    lebelge
    alerter
    je ne suis pas un professionnel de santé mais un consommateur , de compléments naturels,a base de plantes , d'extraits de plantes ou de racines ,et non pas d'extraits chimiques a l'origine d'énormes scandales sanitaires.les labos contre-attaquent tous azimut car il se sont aperçus que le bon peuple de france s'est réveillé et
    n’avale plus bêtement tous ce qu'ils nous ont fourgués , non pas pour nous soigner, mais pour faire du bénéfice !!!
    Et tant pis si certains professionnels de la médecine ne veulent pas ouvrir les yeux ;il n'y aura pas de marche arrière,nous avons ouvert les yeux , et choisissons avec discernement comment nous soigner...TOUS CES ARTICLES DE PRESSE N4Y CHANGERONT RIEN;;;;
  • 30/03/2019 à 13:41
    danteal
    alerter
    Puisque vous semblez si bien informé, car vous avez "ouvert les yeux", pouvez vous me rappeler ce qu'il y a dans vos "compléments naturels, à base de plantes"? Parce que, désolé de vous l'apprendre, mais la Nature EST chimie. Une simple huile essentielle contient au bas mot 15 composés chimique différents dont le tiers voire la moitié sont allergisants, irritants, etc. La majeure partie de la pharmacopée est extraite du règne végétal, les exemples sont innombrables: curares, morphine, digitaline, colchicine, vinblastine, docetaxel, atropine, etc. Les plantes sont tout aussi dangereuses que les molécules produites par synthèse pure. Tous les ans les centres antipoisons recensent des intoxications par confusion: colchique et ail des ours, digitale et bourrache, belladone et myrtilles. Une femme est morte d'avoir voulu auto-traiter son cancer avec des tisanes d'If. Certaines plantes comme la Sauge Divinatoire sont des psychotropes puissants. Le millepertuis est un inducteur puissant du cytochrome P3A4, ce qui conduit à une diminution de l'efficacité des traitements qui lui sont associés. A l'opposé le jus de pamplemousse contient de la bergamotine qui est un inhibiteur puissant ce ce même cytochrome: la toxicité des médicaments s'en retrouve augmentée. La canneberge et le ginseng exposent à une augmentation du risque hémorragique sous AVK. Certaines huiles essentielles sont si délicates à manipuler et toxiques à faible dose que leur vente libre est interdite en France, et pourtant on les trouve facilement sur Internet. L'industrie pharmaceutique, malgré ses dérives, reste la seule capable d'isoler, purifier, doser et synthétiser en masse une molécule active pour en faire une forme stable pour le patient, un peu de respect donc.
  • 30/03/2019 à 16:18
    lebelge
    alerter
    Il ne me semble pas nécessaire d'entamer une polémique,
    je n'ai aucune prétention quant a mes connaissances en pharmacie , ni en plantes par ailleurs .Vos connaissances en chimie ,et probablement en ce qui concerne les plantes
    sont certainement bien supérieures a ce que j'ai pu apprendre ;j'ai 73 ans,et toute ma vie a été guidé par le bon sens,surtout en ce qui concerne
    ma santé;j'ai une sœur ainée qui toute jeune avalait du valium pour le moindre mal de tête,cela a été pour moi le début de la méfiance quand je voyais dans quel état se mettait ma sœur;vous défendez votre savoir moi je défend ma santé ;peut-être ai je de la chance , ou peut-être ai je toute ma vie eu du bon sens .....
    dieu seul le sait ; bonne soirée
  • 30/03/2019 à 16:26
    lebelge
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    excusez moi,j'ai oublié de vous dire , je fais des cures de gélules d'harpagophytum bio , j'ai commencé il y a quelques années,par petites doses ,et puis j'ai appris a faire des cures périodiques quand la gène devient trop
    importante ; et cela marche ....car avant ,j'avalais des efferalgans pour calmer la douleur;je préfère la dernière methode !
    bpsoir
  • 31/03/2019 à 01:12
    danteal
    alerter
    Je ne nie pas que les solutions naturelles donnent des résultats, mais ce que je voulais vous montrer c'est que les molécules extraites des plantes ne sont pas différentes de ce qui sort des éprouvettes des labo, toutes les 2 possèdent avantages et inconvénients. Et parfois on s'aperçoit, comme dans le cas du tramadol, qu'une molécule que l'on pensait uniquement créée par synthèse chimique existait à l'état natif dans le monde végétal, bien avant son "invention". On ne peut pas opposer la chimie et le naturel, car le naturel est chimie. Après pour ce qui est des mésusages ou des médicaments dont la balance bénéfice risque n'est pas favorable c'est un autre sujet.

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