08/02/2019 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
compléments alimentaires Zabou Carrière

En tant que représentant des fabricants du secteur, le Syndicat national des compléments alimentaires (Synadiet) se devait de réagir au rapport de l’Académie nationale de pharmacie préconisant une révision des plantes autorisées dans les compléments alimentaires, rendu public jeudi 7 février. C’est chose faite. Le syndicat affirme donc que « la production, la mise sur le marché et la surveillance des compléments alimentaires à base de plantes sont très encadrées par la réglementation nationale et européenne. »

C’est justement cette réglementation, et ses contradictions, que remet en cause l’Académie de pharmacie dans son rapport. Piqué au vif, le Synadiet provoque les académiciens : « L’interdiction d’un certain nombre de compléments alimentaires est loin de constituer une solution satisfaisante. Si ce n’est pour certains lobbies pharmaceutiques qui voient d’un mauvais œil la croissance du secteur des compléments alimentaires ».

Si elle ne recommande pas directement l’interdiction de certains compléments alimentaires, l’Académie préconise le retrait des espèces exclusivement utilisées à des fins thérapeutiques, ou qui présentent des effets indésirables, des contre-indications et des risques d’interactions médicamenteuses (par exemple, les plantes à dérivés anthracéniques tels que le séné, la bourdaine, le cascara, l’aloès… utilisées dans le traitement de la constipation). Ces plantes devraient entrer dans le champ d’action du médicament. A défaut d’un retrait des produits, les fabricants de compléments alimentaires devraient au moins préciser sur le conditionnement un nombre de prises à respecter, une durée de traitement, les précautions d’emploi et les risques encourus par le consommateur. « Consommés correctement, les compléments alimentaires apportent des solutions de santé adaptées à des personnes en situation d’inconfort », précise le Synadiet.

A condition que les compléments alimentaires respectent leur champ d’action, qui est, selon la directive européenne 2002/46/CE, « de compléter le régime alimentaire normal et [de constituer] une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés ».






Anne-Hélène Collin

Les dernières réactions

  • 09/02/2019 à 16:23
    BREZHONEG
    alerter
    Apres examen de 220 000 dossiers à Bruxelles, la Commission n'a retenu que 240 produits correspondant réellement a leurs allégations de santé.Visible sur ministere consommation.gouv.fr

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