Lorsqu’un pharmacien décide d’acheter une officine, sa réflexion doit s’inscrire dans une démarche préparatoire méthodique et rigoureuse de son projet qui doit le sensibiliser aux bonnes questions. Celles-ci constituent le point de départ d’une préparation à l’acquisition de la pharmacie en adéquation avec ses moyens et ses aspirations.

Extraits de l'ouvrage : « Les clés pour bien choisir son officine : du projet d’installation à la pharmacie qui vous convient. »

Où vais-je m’installer ?

  • - Pour s’installer, il faut avoir un projet et être motivé.

  • - Définir son projet d’installation, c’est d’abord prendre en compte ses contraintes personnelles : ai-je envie de bouger ? De changer de région ? D’exercer en ville ou à la campagne ? Ma vie familiale peut-elle influer sur ma mobilité géographique ?... C’est ensuite savoir ce que l’on veut et ce que l’on va faire : typologie de l’officine ? Positionnement géographique ? Activités qui y seront exercées ? Seul ou en association ? Importance du chiffre d’affaires ?...

  • - Les conditions d’installation se durcissent du fait de la baisse du chiffre d’affaires des officines et de leur rentabilité.

  • - Il n’y a plus un mais des marchés de la transaction de pharmacies. La disparité des performances des entreprises est de plus en plus marquée, selon la typologie, la taille, la qualité des emplacements, etc.

Évaluer mes possibilités d’achat

  • - L’apport personnel du pharmacien doit pouvoir financer tous les coûts annexes à l’acquisition du fonds : les frais d’actes, les honoraires du cabinet de transaction, les droits d’enregistrement, le besoin en fonds de roulement, les travaux éventuels... Soit au minimum un apport représentant 15 à 20% du coût total de l’investissement.

  • - En règle générale, les banques ne prêtent que dans la limite de la valeur du fonds.

  • - L’apport doit être liquide et disponible.

  • - La différence entre le prix d’acquisition et la valeur économique de l’officine, mesurée par le niveau de l’excédent brut d’exploitation (EBE), doit être le plus souvent financée par un apport personnel supplémentaire.

  • - La rentabilité future détermine la capacité de remboursement.

  • - Il est plus facile de réunir un apport de 300 000 à 400 000 euros à deux que tout seul. L’association ou l’appel à un investisseur est un bon moyen pour consolider ou augmenter son apport.

Qui peut m’aider à trouver une officine ?

  • - Trouver une officine et analyser ses potentialités ne sont pas des tâches faciles.

  • - Il faut acheter sa future officine avec l’assistance d’experts.

  • - Les partenaires du pharmacien sont multiples : les agences de transactions, les experts-comptables, les avocats, les notaires spécialisés dans le domaine de l’officine, les grossistes-répartiteurs...

Cette officine m’intéresse : quelles analyses mener ?

  • - L’audit de l’officine est à réaliser sous tous ses angles : il ne faut pas hésiter à consacrer du temps à cette étape fondamentale, qui permettra de collecter des données pertinentes qui aideront l’acquéreur à avoir une vision précise de l’entreprise convoitée et de son projet.

  • - Toutes les investigations préalables à une transaction ne sont pas sans conséquence sur la valorisation du point de vente. Elles permettent à l’acquéreur d’avoir une perception plus fine du juste prix à payer.

  • - En connaissant mieux la zone de chalandise, la clientèle potentielle, la concurrence, les prescripteurs, les parts de marché et le potentiel de développement de la pharmacie, le pharmacien, une fois titulaire, va pouvoir mieux adapter son offre et sa politique commerciale et faire face à la concurrence.

  • - Avant de faire un plan de financement, l’analyse des documents comptables du cédant est nécessaire pour évaluer la santé financière de l’officine convoitée : à confier à un spécialiste.

  • - Un prévisionnel (plan de financement, compte de résultat prévisionnel...) doit avant tout être réaliste. Des hypothèses trop optimistes peuvent conduire à sous-estimer l’apport personnel nécessaire, à se tromper sur la viabilité du projet, ce qui pourrait entraîner de graves problèmes de trésorerie après l’installation : à faire réaliser là aussi par des professionnels du chiffre, spécialisés en pharmacie.

  • - L’approche de valorisation en multiple de l’excédent brut d’exploitation (EBE) est plus pertinente et réaliste que celle qui consiste à l’exprimer en pourcentage du chiffre d’affaires.

Sous quel statut juridique de l’officine vais-je exercer ?

  • - Le choix de la structure juridique est une décision importante. Non seulement parce que ce choix conditionne le fonctionnement de l’entreprise, mais aussi parce qu’il détermine le régime social et fiscal de l’officine et de son ou ses titulaire(s), la responsabilité des associés ainsi que les conditions de vente du fonds de commerce et la possibilité d’investir dans une autre officine. Il n’y a pas de statut juridique idéal, chacun ayant son lot d’avantages et d’inconvénients. L’acquéreur devra donc choisir en fonction de ses aspirations et de ses objectifs.

  • - Il est vivement conseillé de consulter un spécialiste en ce domaine avant de choisir la forme d’exploitation de son officine.

  • - Le régime de protection sociale du pharmacien titulaire dépend du statut juridique de son entreprise et de son statut au sein de son entreprise.

Quel scénario d’installation vais-je utiliser ?

  • - Avant même de préparer son business plan, l’acquéreur doit avoir bien en tête les deux scenarii d’installation qui s’offrent à lui : l’acquisition d’un fonds de commerce ou l’acquisition de droits sociaux.

  • - L’acquisition d’un fonds de commerce peut se faire sous deux modalités : l’achat du fonds en nom propre ou via une société d’exploitation.

  • - Les scenarii financiers et fiscaux autour des SEL et SPFPL, plus attractifs que l’acquisition en nom propre, illustrent la mutation du marché, de la vente de fonds de commerce vers la transmission de titres de société.

Pour aller plus loin :

Les clés pour bien choisir son officine du projet d’installation à la pharmacie qui vous convient.

Ce premier guide destiné au candidat à l’installation a pour but de l’accompagner dans ses différentes phases de recherche, de l’aider dans la maturation et la finalisation de son projet, en lui apportant une compréhension globale de la reprise d’une officine et surtout en attirant son attention sur les difficultés et les précautions essentielles à prendre afin qu’il puisse réaliser son rêve avec le maximum de sécurité.
François Pouzaud
30 € TTC


Ce guide sur le choix de son officine est le pendant de l’ouvrage Les clés pour bien acheter son officine : de la négociation jusqu’à la prise de possession. Dans la chronologie d’une installation, il commence là où l’autre s’arrête, ils sont donc complémentaires.


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