Porphyre n° 508 du 29/11/2014
 

Comprendre

Enquête

Anne-Gaëlle Harlaut

Un traitement chronique sur deux ne serait pas suivi correctement. Ce constat général montre les limites de l’injonction médicale sur les comportements de santé. Améliorer l’observance implique de repenser la relation aux patients, avec un objectif : favoriser l’adhésion thérapeutique pour qu’ils décident eux-mêmes de se soigner.


« Celui-là, ne me le mettez pas, j’en ai deux boîtes à la maison… » Jean, fraîchement retraité, ne pratique pas la langue de bois : « Le cachet pour la tension, je le prends, celui pour le cholestérol, c’est quand ça me chante… » De son propre aveu, la boîte de fénofibrate est pourtant sur la table de la cuisine, prête à être utilisée. Une situation qui a le don d’agacer à l’officine. Ce n’est pas faute de lui répéter de le prendre depuis des années. En procédant à de petits arrangements avec son traitement, Jean rejoint le cercle – pas du tout fermé – des patients chroniques « inobservants ». Attendre des miracles d’une relation paternaliste – « Voyons Jean, c’est pour votre bien ! » –, c’est oublier que la rationalité médicale ne guide pas toujours le comportement des gens. Jean ...

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