28/04/2014 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

L’herpès est une infection virale due au virus Herpes simplex. Très contagieuse, elle se traduit par des atteintes cutanéo - muqueuses surtout orofaciales (« boutons de fièvre ») ou génitales. D’autres localisations – cutanées, oculaires… – sont possibles, notamment par auto-inoculation. Après une primo-infection, symptomatique ou non, le virus persiste indéfiniment dans l’organisme et peut, parfois, évoluer vers des « réactivations » à l’origine des récurrences ou poussées d’herpès, qui altèrent la qualité de vie. En dehors de leur caractère douloureux et/ou récidivant, ces infections sont bénignes.

La maladie
PHYSIOPATHOLOGIE
Herpes simplex virus
L’espèce humaine est le seul réservoir des Herpes simplex virus (HSV) ou virus de l’herpès.
Les HSV sont essentiellement responsables d’infections cutanéo-muqueuses, plus rarement du système nerveux central ou d’autres organes (foie…). Il existe deux types de virus :
– le HSV1, qui est le plus souvent impliqué dans les atteintes buccales, oculaires et neurologiques, mais également génitales, suite à une transmission oro-génitale ;
– le HSV2, qui est responsable de 60 à 80?% des herpès génitaux.

Primo-infection et latence
Après le premier contact avec l’organisme ou primo-infection, qui se fait souvent dans l’enfance, le virus diffuse le long des nerfs sensitifs et persiste à l’état latent dans les cellules des ganglions sensitifs innervant le territoire de la primo-infection : le ganglion de Gasser pour l’atteinte oro-buccale, les ganglions sacrés pour l’atteinte génitale.
Les trois quarts des personnes infectées n’auront jamais de manifestations cliniques, en lien certainement avec la qualité des défenses immunitaires. Chez les autres, le virus peut se réactiver et être à l’origine des poussées de la maladie.

Réactivations
Sous l’effet de certains facteurs et/ou lors d’une immunodépression même passagère, le virus chemine en sens inverse le long des fibres nerveuses et recolonise le territoire cutanéo-muqueux où a eu lieu la primo-infection. La réplication virale reprend et peut se manifester de deux manières :
– par une récurrence clinique, souvent moins sévère que la primo-infection ;
– par une excrétion virale asymptomatique?: le virus est présent dans les sécrétions – buccales, génitales ou au niveau oculaire –, mais il n’y a pas de signes cliniques.

LES SIGNES CLINIQUES
Herpès oro-facial
Primo-infection
Elle survient classiquement dans l’enfance, mais de plus en plus souvent chez l’adulte jeune.
La primo-infection apparaît cinq à sept jours après le contact infectant, mais n’est symptomatique que dans 10?% des cas. Elle prend alors typiquement la forme d’une gingivo-stomatite aiguë, douloureuse, d’évolution favorable en sept à dix jours. Les vésicules regroupées en bouquet siègent au niveau des lèvres, des gencives, de la langue, du palais et/ou du pharynx. Le patient présente souvent une fièvre élevée (39-40?°C), une haleine fétide et une hypersalivation. La rupture des vésicules entraîne des ulcérations douloureuses rendant l’alimentation difficile.

Récurrences
Les signes cliniques sont identiques à ceux de la primo-infection, mais moins marqués, et la guérison est plus rapide. Les lésions siègent souvent sur le bord de la lèvre, c’est le « bouton de fièvre » ; d’autres localisations sont possibles : narines, menton… Leur apparition est précédée de prodromes à type de brûlures, démangeaisons, picotements, rougeurs, sensations d’engourdissement. Les ulcérations évoluent vers des croûtes qui finissent par tomber sans laisser de cicatrices.

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TRANSMISSION
> La transmission de l’infection s’effectue par contact direct avec les lésions d’herpès ou avec les sécrétions susceptibles de contenir le virus : salive, sécrétions vaginales, larmes. Elle est favorisée par la présence de lésions, même minimes : gerçures des lèvres, microtraumatismes suite aux rapports sexuels… Le virus est fragile en milieu extérieur. Le risque de contamination par l’intermédiaire d’objets souillés s’avère ainsi très faible.
> L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible (IST), mais la pénétration n’est pas nécessaire à la contamination car les lésions peuvent siéger sur le pourtour des organes génitaux. Certains facteurs de risque sont identifiés : rapports sexuels non protégés, sexe féminin, nombre de partenaires sexuels, précocité du premier rapport, antécédents d’IST, infection à VIH, faible niveau socio-économique.
> Le patient est également contagieux, mais à un degré moindre au cours de périodes d’excrétion virale asymptomatique.

FACTEURS FAVORISANT LES RECURRENCES
Toute diminution de l’immunité favorise les récurrences d’herpès. Certaines circonstances sont souvent retrouvées?: fièvre, exposition aux UV ou au froid, menstruations, stress, fatigue, traumatisme local (chirurgie buccale, dermabrasion cutanée) et, pour les récurrences d’herpès génital, les rapports sexuels.

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À lire dans Porphyre n°502 de Mai 2014






Nathalie Belin

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