27/07/2017 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
des pharmaciens s'insurgent de na pas avoir été consulté concernat le passage de la codéine sur prescription DR

L'Union des pharmaciens de la région parisienne (UPRP) se dit choquée de l'inscription immédiate de la codéine et dérivés sur la liste des produits disponibles uniquement sur ordonnance sans aucune concertation préalable. Elle réclame que la profession soit entendue et que les pouvoirs publics montrent leur volonté de confier au pharmacien le suivi de l'observance et le repérage des mésusages. 

Pour l'UPRP, "passer, dans un contexte de désertification médicale, par son médecin pour obtenir l'autorisation d'utiliser ce type de produits, dénigre les applications du dernier avenant conventionnel où il est question de positionner le Pharmacien dans le parcours de soin ". 

Au-delà de cette contradiction, si les molécules efficaces disparaissent du conseil pharmaceutique, ces pharmaciens craignent la banalisation de celles restant à disposition, voyant pointer le risque de leur sortie du monopole, leur délivrance ne requérant plus une expertise prouvant la qualité de l'acte. 

L'UPRP remarque que le mésusage ne concerne qu'une minorité de patients alors que la décision pénalise la majorité des patients qui en font bon usage avec les conseils d'un professionnel de santé responsable, le pharmacien.

 






Les dernières réactions

  • 27/07/2017 à 17:06
    phillapeche
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    Je suis tout à fait d'accord avec ce point de vue.
  • 27/07/2017 à 18:55
    Neron
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    Dura LEX sed LEX
  • 27/07/2017 à 20:28
    bigboy
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    Ceux qui ne sont pas d'accord sont souvent les mêmes qui vendaient le NEO-CODION en "cartouches" de 10.....
    Je ne dis pas cela pour l'UPRP, bien évidemment..........
  • 27/07/2017 à 21:02
    captagon
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    Il y a toujours des "pauvres gens" qui détournent l'indication première et la réaction des autorités est souvent désastreuse (Noréphédrine, Dextropropoxyphéne entre autres) On supprime le produit !
  • 27/07/2017 à 23:37
    potard49
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    tout à fait d'accord ... il suffisait juste de rendre obligatoire la consultation du DP via la carte vitale ...à présentation obligatoire puis consultation du DP et l'inscription à celui-ci par le pharmacien avant toute délivrance. car aujourd'hui rien n'interdit à un jeune de faire la visite de 10 médecins à la suite ou de fabriquer de fausses prescriptions avec word....
  • 28/07/2017 à 06:43
    ppp
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    D'accord avec potard49, la consultation obligatoire du DP suffisait à repérer les consommations abusives.
    Les pouvoirs publics feraient bien de cesser de faire n'importe quoi.
    Il est vraiment temps que la technocratie française se réinvente.
  • 28/07/2017 à 06:53
    Acb
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    Entièrement d'accord, et nous avons déjà eu une fausse ordo depuis que c'est listé.
  • 28/07/2017 à 09:28
    antou1
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    ...C'est quand même un peu drôle de voir que plus la profession adopte, au quotidien, les codes et les préoccupations de la grande distribution, plus elle se targue, dans le texte, d'être professionnelle de santé. Quelle crédibilité lorsqu'on travaille derrière une vitrine bardée de promotion, une rangée de petits paniers à provision, un diffuseur d'odeur alléchante, deux bouillottes tchoupi et quinze pack de protéines XXL-booster ... ? Dur dans ces conditions de défendre notre (réelle pourtant) expertise. L'UPRP ne devrait-elle pas également alerter et décrédibiliser ces dérives vénales ?
  • 28/07/2017 à 10:30
    Hpc6
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    Enfin un syndicat qui sort du silence !!!
    C'est tout de même incroyable qu'il n'y ait eu aucune concertation préalable et que les syndicats restent dans l'immobilité complète.
  • 28/07/2017 à 10:48
    gillesbs
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    Enfin une réaction officielle! Bravo
    On voudrait décrédibiliser la compétence du pharmacien qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
    Ne sommes nous pas capables de refuser les ventes à usage détourné tout en permettant l'accès à des antalgiques efficaces sans passer par un médecin, souvent introuvable qui plus est??
  • 28/07/2017 à 11:12
    toon63
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    comme d habitude aucune concertation avec les pharmaciens qui gerent le probleme au jour le jour .on connaît les gens dépendants et ce n est pas se genre de mesure qui fera avancer les choses .a nous de prouver une fois de plus que l on ne peut se passer de notre profession!!
  • 28/07/2017 à 19:00
    ADH
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    Il faut se rendre à l'évidence que le grand public ainsi que les autorités ne font pas confiance aux pharmaciens pour résoudre ces problématiques.

    Il serait peut-être temps pour que la profession se remette en question et mette en place des mesures pour éliminer certains comportements attribués aux "brebis galeuses" alors que dans la réalité et à mon avis ils relèvent de la norme.

    Je pense notamment au fait que la plupart des dispensations se déroulent sans passer par un pharmacien alors que celui-ci est supposé exercer un "contrôle effectif" (voir Article L4241-1) sur les tâches qu'ils délèguent aux préparateurs et étudiants en formation.
  • 28/07/2017 à 20:16
    Captagone
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    ADH a malheureusement raison. Au cours de mes 43 ans en temps qu'assistante (oh pardon, qu'adjointe) dans plusieurs régions, j'ai rencontré beaucoup de personnel non qualifié avec la bride sur le cou et des titulaires m'en ont voulu de lutter contre cela..
  • 28/07/2017 à 23:07
    brucine
    alerter
    "Je pense notamment au fait que la plupart des dispensations se déroulent sans passer par un pharmacien alors que celui-ci est supposé exercer un "contrôle effectif" (voir Article L4241-1) sur les tâches qu'ils délèguent aux préparateurs et étudiants en formation."

    Verbiage.

    Le titulaire n'est pas toujours le dernier à pratiquer lui-même, et parfois à tenter d'imposer y compris à ces adjoints des procédures de délivrance qui n'ont rien à voir ni avec l'éthique, ni avec la réglementation.

    On racontera par ailleurs ce qu'on voudra que, si l'usage détourné ou le mésusage de Néocodion sont faciles à mettre en évidence, c'est beaucoup moins le cas par exemple pour Codoliprane.

    Il n'y a pas à cet égard que des "brebis galeuses", mais aussi des praticiens de bonne foi qui hier suspectaient être abusés, mais n'avaient aucun moyen de le démontrer.

    Reste certes le problème du quidam qui vient se plaindre d'une douleur dentaire, mais dans le même temps où très souvent il n'aura pas consulté un dentiste depuis des mois et des années en temps utile, et pour qui dans ces conditions la codéine ne sera que cautère sur jambe de bois.
  • 29/07/2017 à 18:14
    Nico64
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    Il faut bien que les technocrates s'inventent des raisons d'exister!
  • 04/08/2017 à 09:34
    fatker
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    les patients accros sont très malins et m'ont montré qu'il peuvent contourner la législation. . en les mettant sur liste 2, il leur suffit de faire une seul ordonnance et de la présenter autant de fois qu'il le désire pour rappel = Les médicaments sur liste II peuvent être délivrés plusieurs fois à partir de la même ordonnance pendant 12 mois, sauf indication contraire du prescripteur.
  • 09/08/2017 à 23:05
    Actionnaireencolère
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    @Il faut se rendre à l'évidence que le grand public ainsi que les autorités ne font pas confiance aux pharmaciens pour résoudre ces problématiques.

    Bien sur que personne ne vous fait confiance, vous êtes une bande de caissiers en blouse à monopole lucratif, vous avez échoué en médecine et vous avez la prétention de pouvoir conseiller ?
    Allons allons, vous allez avoir une belle surprise en 2018, tout va changer pour vous. Va falloir rouler des mécaniques façon notaire pour vous en sortir. (je vais signer vos pétitions peut être !)

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