21/11/2016 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
ordre, pharmaciens, officines, épicerie, national, présidente DR

Incisif, segmentant même diront certains. Avec son discours prononcé ce lundi 21 novembre lors de la 29e Journée de l’Ordre, Isabelle Adenot, présidente du Conseil national de l’ordre des pharmaciens n’a pas fait dans la dentelle. « L’image de la profession compte beaucoup, ne taisons pas cette évidence, a-t-elle attaqué bille en tête. Et les officinaux sont la vitrine de la profession. Ceux qui jouent aux épiciers se discréditent et leur exercice contamine les autres de proche en proche. Ces quelques pharmaciens discréditent également l’ensemble de la profession. Notre avenir sera ce que nous en ferons. A force de jouer aux épiciers, vous serez considérés comme des épiciers. Et vous serez battus par les grands épiciers. Ceci n’est pas l’avenir.»

Quelques minutes plus tard, Marisol Touraine, ministre de la Santé, invitée de la 29e Journée, revenait sur le discours ordinal soulignant l’ambivalence entre « la confiance quasi absolue des Français envers leur pharmacien » et des interrogations inévitables « face à certaines officines donnant le sentiment d’être plus attachées à la vente de produits n’ayant pas grand chose à voir avec la pharmacie ».

Isabelle Adenot n’a pas parlé que d’épicerie. Elle est aussi revenue plus ou moins entre les lignes sur le débat autour de la vaccination en officine : « Le service pharmaceutique ne doit pas être limité à une simple approche logistique. Les pharmaciens ne s’attaquent pas à des citadelles. Certaines polémiques de périmètres sont injustes et contraires à l’intérêt général », a tranché la présidente de l’Ordre, incitant par ailleurs la profession « à s’emparer des nouveaux dispositifs, sans pleurer sur un passé déjà révolu ».






Les dernières réactions

  • 21/11/2016 à 20:33
    Jean Donne
    alerter
    pas plus que ceux qui font tout gratuitement ! Voila un copier/coller du site de sa pharmacie !
    "Services de la pharmacie
    SERVICES GRATUITS :

    Poids et Taille :
    Mise à disposition au sein de la pharmacie d'une toise et d'une balance ;
    Calcul de l'indice de masse corporelle (IMC).

    Tension artérielle :
    Mise à disposition au sein de la pharmacie d'un appareil d'auto-mesure.

    Dépendance au tabac :
    Mise à disposition au sein de la pharmacie d'un appareil d'évaluation du taux de monoxyde de carbone

    Glycémie :
    Test capillaire d'évaluation

    Souffle :
    Mise à disposition au sein de la pharmacie d'un appareil d'évaluation du débit expiratoire de pointe

    Personnalisation des traitements :
    Chaque semaine votre traitement dans votre pilulier.

    Livraison des médicaments à domicile

    Protection de l'environnement :
    Récupération des médicaments non utilisés (valoraisation énergétique);
    Gestion des déchets tranchants et coupants (boites à aiguilles données et collectées en retour)."

    "Notre avenir sera ce que nous en feront " Il va etre sombre notre avenir en faisant tout gratos !
  • 21/11/2016 à 20:37
    Tbu
    alerter
    D'accord avec Isabelle Adenot sur les "épiciers". Un exemple tout récent? Le dernier Moniteur des Pharmacies avec un reportage très complaisant sur une appli développée par un titulaire pour préparer des ordos à l'avance et remettre en route sa "Pharma Drive". On croit rêver... Quid des interactions médicamenteuses, des allergies, des conseils, si l'on n'a pas le patient ni la carte vitale?

    Bravo pour votre sens critique!
  • 21/11/2016 à 21:42
    X
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    En tous les cas pour les sacs payants, effectivement les pharmaciens font comme les épiciers !!!
    Un peu de dignité et préservons le secret médical en donnant un sac et si possible gratuit ...
    Car la mesquinerie existe aussi chez les patients qui comparent : un sac vaut 5 cents dans le 16° et 20 cents dans le 7° à PARIS ....et il est bien sûr gratuit dans certaines adresses bien connu du 6° .....
  • 22/11/2016 à 06:50
    ppp
    alerter
    D'accord, mais qu'elles sont les parades, au Low-Coast, Drive, toutes méthodes de la grande surface épicière.
    J'attends toujours, la position de l'ordre, sur:
    Le rachat par Rothschild de LAFAYETTE, (hors argutie juridique)
    l'acoquinage de PHR avec Doctipharma-LAGARDERE
    De la publicité des groupements, recettes détournées de la fonction soin.
    Proposez des parades, comme un seuil, par exemple 50% de pharmacie, au delà perte de la licence.
    Le tout est de savoir, si c'est le réseau, que l'on privilégie, ou la méthode Lafayette, qui est celle de la grande distribution,incompatible avec la pharmacie.
    Quant a Internet, le danger de faux médicaments est tel, que l'on devrait en interdire l'usage.

  • 22/11/2016 à 08:29
    y
    alerter
    comment vouloir combattre les epiciers , quand on fait exactement comme eux ?
  • 22/11/2016 à 10:19
    cf
    alerter
    Aucune légitimité pour isabelle Adenot qui regarde sans rien dire l'agonie du réseau officinal. Après le "ne rien faire" , autant le "ne rien dire", ce serait plus correct..
  • 22/11/2016 à 10:31
    cabernet
    alerter
    Et tous les pans entiers de notre exercice livrés aux autres ... s'en préoccupe t'elle ? : les services hospitaliers qui envoient directement leurs patients pour le matériel, les colostomies, l'oxygene et la nutrition chez des prestataires ou associations non pharmaciens ? les vétérinaires ( seconds ayants droits du médicament seulement...) qui s'accaparent tout le marché du médicament vétérinaire ! les médias ou pseudo écrivains de santé qui ignorent les pharmaciens ... comme les familles qui dans leurs avis de deces citent, dans les remerciements, les medecins les infirmières, les balayeuses mais jamais leur pharmacien ! alors oui pour survivre... seulement survivre quand il faut, en 10 ', créer un patient, enregistrer sa mutuelle, argumenter, expliquer pour delivrer une boite de levothyrox gratuitement et s'en faire rembourser ... il nous faut faire du commerce et de l'épicerie ! ce combat il fallait le faire il y a 15 ans, maintenant c'est trop tard !!
  • 22/11/2016 à 14:16
    Jeum37
    alerter
    Tout à fait d'accord avec cabernet !
    Si personne n'empêche que l'état rabote nos chiffres et volumes d'affaires, ainsi que nos marges sur le remboursable, alors il ne faut pas s'étonner que l'on cherche des relais de croissance ! Et comme nous subissons une liste limitative de produits à vendre, qu'on attend que nos services soient gratuits, que nous n'avons pas droit à la publicité ni aux systèmes de fidélité, la concurrence devient véritablement féroce !
    Si notre chère Madame Adenot veut supprimer quelques milliers de pharmacies et nous traite d'épiciers, c'est peut-être qu'elle tire une rémunération suffisante hors de sa pharmacie pour ne pas se préoccuper de l'avenir de son entreprise (et de toutes les officines, de manière générale). En tous les cas, l'Ordre est censé nous juger et nous sanctionner si besoin, mais aussi nous défendre. J'ai l'impression qu'il a oublié cette partie de ses missions...
  • 22/11/2016 à 16:24
    Fd
    alerter
    Elle est la présidente de l'ordre des Épiciers.....
  • 22/11/2016 à 16:24
    Fd
    alerter
    Elle est la présidente de l'ordre des Épiciers.....
  • 23/11/2016 à 08:48
    rab74
    alerter
    si mme adenot rend réellement tous les services cités gratuitement, qu'elle m'explique comment elle joint les deux bouts, en particulier pour les piluliers (logiciel de traçabilité, consommables, espace bloqué, temps passé, responsabilité engagée...)! quand on voit que le simple tiers payant nous coûte au bas mot 12000 euros/an, après déduction des aides, et que rien n'est fait pour contraindre les mutuelles à régler leur dû (pour ma part j'ai 4000 euros d'impayés réclamés 2 ou trois fois, en temps réel, en traitant les rejets au jour le jour), c'est facile de traîter les collègues d'épiciers quand ils essaient seulement de vendre ce qui ....se vend (eh oui!) pour sauver les emplois de leurs salariés et payer la banque et le loyer en fin de mois. On trashe beaucoup Lafayette, mais jusqu'à présent, il n'y a pas eu de condamnation pour fraude à la sécu ou mise en danger de la vie d'autrui dans leurs rangs. Mme Adenot est gênée que l'officinal soit toujours obligé de s'inscrire au registre du commerce? Qu'elle agisse avec nos syndicats pour que, clairement, nos revenus soient déconnectés de la vente (en particulier pour rémunérer le refus de vente en cas d'ordonnance dangereuse ou frauduleuse, car dans ce cas là, on y passe du temps, on prend des risques pour zero centimes....même les ONG humanitaires ne travaillent pas pour rien!). Ce n'est que comme ça qu'on éliminera les brebis supposées gâleuses de la profession!
  • 23/11/2016 à 16:09
    BREZHONEG
    alerter
    Ce que dit I.Adenot est un texte passe partout ,qui ne va rien changer,car les gens visés ne se sentent pas concernés,ne se voyant pas en epicier avec leur "2 boites de traitement,le 3eme gratuit". On ferait mieux de se demander,a l'Ordre, si des officines de 25 salariés, c'est bien toujours "le Pharmacien au comptoir,exerçant pour la population desservie".(Imaginez si les medecins travaillaient dans cet esprit epicier,la honte !!!) Et si en les fermant,on ne ferait pas un grand pas vers une revivification des autres mailles du reseau DE PROXIMITE A TAILLE HUMAINE.Pourquoi la fermeture des petites et pas celle des grosses?Egalite de diplome,egalité de traitement !!En plus,elles deviennent inachetables vu leur prix,et comme on dit aux jeunes de ne pas acheter petit et que celles qui sont a 1M de c.a et plus,en centre ville ou en desert medical, ferment aussi,il ne leur reste plus de creneau.On crée progressivement une situation où les jeunes devront faire une croix (sic) sur leur propre officine Pas de petite,pas de moyenne ,pas de grosse.

  • 23/11/2016 à 17:47
    Jean-Patrice Folco, Pharmacien titulaire
    alerter
    Si l'image de la profession compte beaucoup, c'est à l'Ordre d'agir pour la défendre.
    Si les pharmaciens "épiciers", dénoncés par notre présidente, se décrédibilisent, ils décrédibilisent aussi à la fois la profession en ne respectant la législation et l'Ordre qui se montre incapable d'agir contre des pharmaciens qui commettent des fautes pénales passibles de correctionnel.
    Par exemple vendre 2 boites d’Ibuprofène ou d'Imodium lingual ne peut se faire que sur présentation d'une prescription puisque l'on dépasse les doses d'exonération et je ne parle pas de la 3éme gratuite. Ce type de vente est équivalent à vendre sans ordonnance des produits listés, ce qui est une faute pénale. Il suffirait à l'Ordre de faire faire des constats et de porter plainte pour obtenir une condamnation en correctionnel pour ensuite établir une sanction ordinale de suspension.
    Ce type d'action aurait l'avantage de faire un rappel de la loi aussi bien à notre profession qu'aux pouvoirs publics et permettrait de toucher l'ensemble des titulaires associés d'une pharmacie et leurs remplaçants en cas d'interdiction d'exercer.
    Et surtout cela permettrait à la grande majorité des titulaires de pouvoir avoir une véritable image de professionnel de santé sans avoir l'obligation de se discréditer par contamination.
  • 24/11/2016 à 09:53
    cabernet
    alerter
    Il serait également profitable pour casser l'image d'épiciers de notre profession est de limiter les panneaux publicitaires dans nos vitrines et d'imposer au moins une vitrine informative !

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