16/11/2016 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
DGCCRF, fournisseurs, vente, achats, groupements, pharmaciens, tarifs DR

Dans un communiqué diffusé mardi 15 novembre, l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO) précise ses trois propositions concernant les achats, transmises aux syndicats de pharmaciens dans la perspective d’une réunion des représentants de l’officine (syndicats, Ordre, groupements, etc.) qui doit se tenir le 21 novembre prochain.

L’UDGPO veut d’abord « mettre fin aux hausses de prix sauvages des fournisseurs », qui « changent leurs tarifs en cours d’année, impactant la politique commerciale des groupements de façon plus ou moins déguisée ». Les hausses de tarifs fournisseurs qui en découlent sont quasiment toutes absorbées sur la marge des officines au bénéfice exclusif des industriels, estime l’UDGPO. « La DGCCRF devrait être saisi de cet état de fait et sanctionner ceux qui ne se conforment pas à la loi. »

Autre demande déjà exprimée, celle d’une légalisation et d’un encadrement des rétrocessions. « Les rétrocessions permettent aux pharmaciens, y compris ceux qui sont groupés, d’avoir une marge correcte avec des fournisseurs qui refusent pour l’instant de travailler avec des groupements », indique l’UDGPO. Selon elle, « en adaptant nos systèmes informatiques, la traçabilité des produits traités pourrait être d’une qualité au moins égale à celle des grossistes répartiteurs ».

De plus, en légalisant la rétrocession, les fournisseurs seraient dissuadés d’appliquer des conditions générales de vente différenciées, sachant qu’un système de contournement légal et opposable s’appliquerait à eux, ajoute ce collectif de groupements.

Troisième point sur lequel appuie l’UDGPO : les données de vente et d’achat de ses adhérents. « Plusieurs entreprises (LGO, GERS …) revendent ces données à nos fournisseurs, au point de vente et sans les anonymiser. De ce fait, ils se servent de nos données pour favoriser la partie adverse dans la relation commerciale. C’est proprement scandaleux et intolérable ».






Les dernières réactions

  • 16/11/2016 à 17:58

    alerter
    Je suis très étonné de voir toujours confondues les notions commerciales rattachées aux médicaments avec AMM non remboursés , à celles concernant les produits sans AMM.
    N'oublions jamais que, pour les produits soumis à AMM, nous avons certe une autorisation de vente par notre licence, mais cette même licence nous oblige aussi à vendre ce produit sans droit de refus possible.
    Il en découle une contradiction entre notre devoir de vendre et celui de ne pas vendre car il y a entrave à la concurrence par le jeux de certains paliers inaccessibles.
    Ce serait peut-être le moment d'encadrer tout ça afin que les AMM non remboursées puissent être diffusées dans toutes les officines sainement.
  • 16/11/2016 à 23:16
    brucine
    alerter
    Mais ces prix sont libres, et peuvent refléter autant d'écart entre le pharmacien "hard discounter" et celui de quartier que celui de la bouteille de Vittel entre Carrouf et l'épicier marocain.

    Rien n'interdit donc de les proposer, mais certes à un prix tellement élevé que l'on n'en vendra aucun encore que, par le biais des groupements, la plupart des pharmacies soient à même non pas d'écraser les prix, mais d'avoir des prix de dépannage acceptable pour la plupart des produits.

    Concernant d'ailleurs les 3 ou 4 labos persuadés d'être davantage les rois du pétrole que ceux des multinationales de la lessive dont ils sont issus, seules les très grosses structures échappent (et souvent par le seul biais de RFA intégrées) à l'inflation des quantités à réaliser assortie de conditions commerciales toujours plus défavorables, résultant dans le meilleur des cas en un surstock systématique qui rend ces conditions illusoires.
  • 17/11/2016 à 02:10
    Jean-Patrice Folco, Pharmacien titulaire
    alerter
    Drôle de raisonnement. Les règles de dispensation des médicaments sont identiques qu'ils soient remboursés ou non remboursés.
    Notre licence n'est pas une licence nous autorisant à vendre du médicament comme une licence 4 pour l'alcool, mais une autorisation d'installation dans un local pour exercer notre métier. Nous sommes les garants de la sécurité sanitaire du médicament et responsable pour cela de sa dispensation et c'est pour cela que nous disposons du refus de vente.
    Maintenant je ne crois pas que rajouter des contraintes d'encadrement commerciales supplémentaires pour les AMM non remboursés soient nécessaires pour améliorer la sécurité sanitaire du médicament.
  • 17/11/2016 à 08:34
    brucine
    alerter
    Il ne s'agit pas de sécurité sanitaire, mais d'une vulgaire histoire de gros sous aux termes de laquelle l'épicier marocain devrait pouvoir acheter la bouteille de Vittel à un prix aussi bas que Carrefour.
  • 17/11/2016 à 09:44
    cf
    alerter
    Que d'hypocrisie de l 'UDGPO...Le fait qu'il est plus rentable d'acheter chez un confrère discounter ou sur internet(prix de vente au public moins cher que le prix d'achat fabricant négocié en direct laboratoire ) n'est pas bon pour les groupements.. On va finir par tous finir par acheter nos médicaments chez lafayette !!! L'égalité de traitement entre pharmaciens officinaux vis-à-vis des laboratoires et grossistes n'a jamais été une règle : la loi du plus fort a toujours été d'engraisser les plus nantis sur le dos des plus faibles..par concurrence déloyale..
  • 17/11/2016 à 10:44
    Jean-Patrice Folco, Pharmacien titulaire
    alerter
    La sécurité sanitaire c'est notre rôle de professionnel de santé.
    Quand vous aurez compris que plus de 90% de la rémunération apportée par le médicament (remboursable et non remboursable) provient de la dispensation des seules ordonnances, vous comprendrez peut être trop tard que l'on est très loin d'une histoire de gros sous.
  • 17/11/2016 à 12:13
    cf
    alerter
    Quand un officinal délivre un médicament prescrit sur une ordonnance, il peut avoir une marge qui varie du simple au double selon qu'il est dans une petite ou une grosse pharmacie..Pour un même service et le même travail un officinal est donc rétribué différemment selon le chiffre d'affaire de la pharmacie grâce aux remises sélectives des laboratoires...Moi , j'appelle cela une une histoire de gros sous..
  • 17/11/2016 à 14:12
    Jean-Patrice Folco, Pharmacien titulaire
    alerter
    La marge du médicament remboursable, comme les remises, est réglementée, donc elle ne peut pas varier du simple au double d'une pharmacie à l'autre.
    Si la rémunération moyenne par ordonnance varie effectivement d'une pharmacie à l'autre, le niveau de cette rémunération n'est pas lié au chiffre d'affaires mais plutôt au mode d'exercice, les pharmaciens exerçant comme des professionnels de santé ayant de loin la meilleure rémunération par ordonnance.
  • 17/11/2016 à 14:18
    Jean-Patrice Folco, Pharmacien titulaire
    alerter
    90% de la rémunération apportée par le médicament (remboursable et non remboursable) c'est la distribution macroéconomique hors remises de la rémunération.
  • 17/11/2016 à 14:51
    cf
    alerter
    Remises arrières, unités gratuites etc .... Ca n'existe pas?
    Soyons sérieux..Remises grossistes ? C'est basé sur quoi..Quand aux non remboursables sur prescription, un nicopatch, un malarone et génériques par exemple ...Voyons les différences..On ne doit pas faire le même métier, Mr Folco..
  • 17/11/2016 à 14:55
    Jean-Patrice Folco, Pharmacien titulaire
    alerter
    Je confirme nous ne faisons pas le même métier.
  • 19/11/2016 à 11:02
    BREZHONEG
    alerter
    Puisque nous sommes dans l'economique, la "bonne nouvelle" de la semaine,c'est que l'inflation va renaitre et nous achever: les taux d'interets remontent,pour cause d'election de Trump,de banque du Japon qui met le paquet de son coté, de taux d'interets negatifs insupportables. La baisse des prix ,que Revel et la Secu annoncent,n'aura pas lieu,ou bien les labos internationaux vont encore plus se retirer du marché francais, et nous aurons 50% de "manque labo" et "penurie" sur les livraisons. Quand a notre merveilleux honoraire à valeur constante,qui nous protege de la baisse, c'est devenu le piege en nous empechant de suivre l'inflation generalisée.Protégés de la baisse et de la hausse, car la Secu,comme avec les medecins, mettra la plus mauvaise des volontés a admettre la realité, HEUREUX!!!.

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