19/08/2016 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
L'Igas rend son rapport sur les outils d'amélioration de l'observance Alex Roths

L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu son rapport sur la pertinence et l'efficacité des actions de santé publique en faveur de l'observance des traitements par les patients atteints de maladies chroniques. Parmi les pistes étudiées, elle préfère une approche relationnelle de qualité entre le médecin et le malade avec le support éventuel des objets connectés et l'implication des pharmaciens. Elle déconseille fortement de lier remboursement et observance.

La question autour de l’emploi des objets connectés s'est cristallisée récemment sur les modalités de la prise en charge par l’assurance-maladie du support ventilatoire à pression continue (PPC).

Un temps, le remboursement a été lié à l'observance puis retoqué par le Conseil d'Etat. L'IGAS rappelle que cette solution ne peut échapper au reproche de vouloir sanctionner une personne malade qui le vivra comme une double peine. De plus, les incertitudes sur les mesures de l'observance sont nombreuses. L'observance est fonction de facteurs liés au patient et à son environnement, à la pathologie et à son traitement, à la relation patient-médecin traitant.

Les rapporteurs prônent le déploiement de l'éducation thérapeutique pour améliorer l'adhésion des patients. L'IGAS salue l'implication des pharmaciens d'officine dans des actions de conciliation médicamenteuse, d'accompagnement des patients sous la forme des entretiens pharmaceutiques, dans la préparation des doses à administrer (PDA).

Mais elle constate que « leur mobilisation restera modeste tant que n’aura pas été défini un mode de rémunération pour ces activités et tant que la profession ne se sera pas organisée pour y répondre (aménagement des locaux, espace de confidentialité, disponibilité) ».

Les possibilités offertes par les objets connectés dont les expériences avec des piluliers connectés préparés et suivis par les pharmaciens sont également envisagées. Des nouvelles formes d'accompagnement par des plates-formes de télé-suivi et d'accompagnement de proximité sont largement débattues.

Enfin, pour toutes ces pistes, l'IGAS pointe la nécessité d'offrir un modèle économique afin qu'elles soient viables. L'inspection évoque un financement dépendant de leur fiabilité et de leur performance (niveau d'observance et fidélisation).






Les dernières réactions

  • 19/08/2016 à 19:49
    Apothicaire
    alerter
    L'IGAS préconiserait de rémunérer des actions que nous menons déjà bénévolement (depuis des années que l'on attend cette rémunération) ?? Ils n'auront donc jamais fini de nous étonner. Pour une fois dans le bon sens !!
  • 19/08/2016 à 20:12
    Épiceriefine
    alerter
    Apothicaire épicier,

    je vous rappelle que la pharmacie clinique est le coeur de votre métier. Vous avez du mal à sortir de la mentalité d'épicier.
  • 19/08/2016 à 20:15
    Épiceriefine
    alerter
    Apothicaire épicier,

    je vous rappelle que la pharmacie clinique est le coeur de votre métier. Mais vous avez du mal à sortir de cette mentalité d'épicier.
  • 19/08/2016 à 20:44
    Apothicaire
    alerter
    Cher fin épicier,
    La pharmacie clinique est au cœur de mon métier, rien n'est moins sûr. La triste réalité est que mon banquier est très terre à terre et pour lui la mensualité c'est le 1er du mois. Et avec des résultats comptables à la baisse bien que m'efforçant de conseiller systématiquement les cornichons les plus rentables, une rémunération de nos services gratuits mettrait du beurre dans les épinards. Et bien qu'ayant de la très bonne farine en marque de distributeur, pour le banquier, la farine c'est du blé mais pas de l'oseille tel qu'il l'entend.
    N'oublions pas que la valeur ajoutée de notre expertise pharmaceutique est trop souvent dévalorisée par les défenseurs du pouvoir d'achat des ménagères cotés au CAC40.
    Sur ces bonnes paroles, recevez mon cher confrère, mes sincères salutations, remettons notre blouse sans trop penser au flouze et sans air de blues.
  • 20/08/2016 à 06:28
    Zazi
    alerter
    Bravo. Comme tout cela est bien dit. Meme en tant que pharmacien adjointe le coeur du metier est de plus en plus déborde par les contraintes administratives et commerciales afin de pallier aux baisses de prix des médicaments et autres longueurs de temps passées à expliquer à nos patients les génériques ,le non remboursement de médicaments anciennement remboursés etc...
  • 20/08/2016 à 06:36
    ppp
    alerter
    Pour une fois que nos technocrates font preuve de réalisme, saluons cette lucidité.
    En attendant que la CPAM mette les bœufs devant la charrue, c'est à dire rémunèrent ces prestations, a leur juste valeur.
    Quant-au mépris de Epiceriefine, j'aimerais savoir, s'il est pharmacien, titulaire, assistant, préparateur ?
    Parce que ne pas comprendre, qu'une entreprise ne peut fonctionner sans oseille, est excusable, pour certains, mais pas pour un titulaire.
    Je n'ai pas envie de subir de la part de la CPAM le même désastre que les producteurs de lait, face aux grandes surface.
    Mêmes méthodes, même résultats
  • 22/08/2016 à 10:06
    coco
    alerter
    il faut demander une rémunération plus élevée ! Rien n'est gratuit ! rien n'est bénévole ! ce que l'on fait est rémunéré par la vente des médicaments et ce n'est pas suffisant à ce jour ! à tous je vous conseille de bannir ces deux mots de votre vocabulaire définitivement !
  • 22/08/2016 à 10:06
    jean nevière
    alerter
    bonjour,
    enfin une rémunération à l'acte, un honoraire, pourvu qu'il soit à la hauteur de notre formation (et de nos formations continues obligatoires)
    la pharmacie clinique est effectivement notre cœur de métier, dommage qu'il nous faille vendre des savons pour pouvoir l'exercer
    Il est aussi dommage que les prescripteurs (en majorité) nous posent tant de problèmes et de refus dès que nous réévaluons certains ttmts, en Ehpad ou en ville et exigent des honoraires ("consultation longue") pour prescrire 'moins'; Tant que les labos feront des cadeaux............ la tâche sera difficile, à moins que nous ne passions en système bicéphale diagnostic (médecins, chir.dent., podo...)/prescription = pharmacien comme dans certains pays (Canada, etc...)
  • 22/08/2016 à 10:06
    jean nevière
    alerter
    bonjour,
    enfin une rémunération à l'acte, un honoraire, pourvu qu'il soit à la hauteur de notre formation (et de nos formations continues obligatoires)
    la pharmacie clinique est effectivement notre cœur de métier, dommage qu'il nous faille vendre des savons pour pouvoir l'exercer
    Il est aussi dommage que les prescripteurs (en majorité) nous posent tant de problèmes et de refus dès que nous réévaluons certains ttmts, en Ehpad ou en ville et exigent des honoraires ("consultation longue") pour prescrire 'moins'; Tant que les labos feront des cadeaux............ la tâche sera difficile, à moins que nous ne passions en système bicéphale diagnostic (médecins, chir.dent., podo...)/prescription = pharmacien comme dans certains pays (Canada, etc...)
  • 23/08/2016 à 15:08
    *141
    alerter
    Il y a exactement 10 ans,le 1er septembre 2006,dans le Moniteur n° 2640,Pierre Leportier, alors President de la FSPF, declarait "si des avenants impliquent un travail particulier,il faudra une remuneration particuliere ".
    On voit comme la tactique de la negociation patiente a été productive,n'est ce pas !!!!! Donc,puisque grande consultation il y a, je demande; quand est ce qu'on change une methode qui ne marche pas? eT vivement une campagne en faveur de la Secu d'Alsace generalisée a tout le territoire !

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