19/08/2016 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Fabian Docagne, chercheur à l'Inserm a présenté fin juillet 2016, une nouvelle molécule, l'anticorps monoclonal glunomab, possédant des effets thérapeutiques potentiels dans la sclérose en plaques (SEP).

Les médicaments actuels de la SEP espacent les poussées mais n'enrayent pas la progression du handicap et certains patients n'y répondent pas.

L'équipe de recherche de l'Inserm a exploré une nouvelle voie stratégique. Dans la SEP, le système immunitaire, par l'intermédiaire des lymphocytes, attaque la gaine de myéline qui entoure l'axone des neurones.

Partant du constat que pour atteindre les neurones, les lymphocytes doivent passer les barrières hémato-encéphalique et hémato-médullaire, elle s'est intéressé à un récepteur, le NMDA (N-méthyl-D-aspartate), impliqué dans l’ouverture de ces barrières.

Le passage est possible lorsqu'il est activé par une protéine, le tPA. Le glunomab, molécule conçue par l'Inserm, empêche spécifiquement la protéine tPA d'activer le récepteur NMDA.

Injecté à des souris affectées d'une forme de SEP, le glucomab stoppe la progression des troubles moteurs, réduit la démyélinisation et l'infiltration du tissu nerveux par les lymphocytes.

Ces recherches ont été financées par la Fondation pour l'aide à la recherche sur la sclérose en plaques (ARSEP) et la Fondation pour la recherche médicale (FRM). Pour pouvoir démarrer des essais cliniques, très coûteux, l'équipe recherche une collaboration avec un industriel de santé et des institutionnels. Un brevet a d'ores et déjà été déposé. 









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