16/08/2016 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
devant la multiplication des médicaments sans ordonnance aux arômes alléchants, la députée Michèle Delaunay alerte la ministre de la Santé Maryna Shabaltas

Michèle Delaunay, députée PS, cancérologue et ancienne ministre déléguée aux personnes âgées, a adressé, le 15 août 2016, une lettre à la ministre de la Santé pour l'alerter sur la multiplication des médicaments aromatisés accessibles sans ordonnance.

Plusieurs médicaments avec des arômes attrayants (fraise, framboise, cappuccino...) ont, en effet, récemment été mis sur le marché.

Fustigeant un marketing dangereux pour la santé, la députée exhorte : « Les industriels du médicament doivent cesser de développer des produits qui ont pour seul objet de séduire des consommateurs » et s'alarme du danger auquel ils exposent (en particulier ceux à base de paracétamol) les plus jeunes.

La députée socialiste souhaite que la ministre « prenne des mesures pour éviter des effets iatrogènes liés à une surconsommation indue » en encadrant et réglementant ces pratiques. « Les emballages doivent de plus comporter un avertissement sur le strict respect de la dose », estime-t-elle.

Rappelons que Michèle Delaunay envisageait en novembre 2014, pour faire évoluer le métier de buraliste, que les débitants de tabac puissent proposer quelques médicaments « de base, comme l'aspirine ou des tests de grossesse ».





Les dernières réactions

  • 16/08/2016 à 17:31
    Guyre
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    Madame Delaunay a tout à fait raison ! Ce n'est plus de la pharmacie mais de l'épicerie en prévision du passage en grande surface des médicaments "familiaux " Que font les autorités compétentes ???
  • 16/08/2016 à 18:43
    prmo
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    avec touts les problème que on a en France et plus particulièrement dans le monde de la Santé c'est allucinant de voir des telles démarches.
    les énergies est ailleurs que il faut les déployer
  • 16/08/2016 à 19:50
    fab49
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    Ok pour l'aspect confiseries de certaines présentations, cependant l'aspirine chez les buralistes, je crois rêver, la délivrance des médicaments est un métier, exercé par des professionnels de santé diplômés (docteurs en pharmacie, préparateurs), le médicament n'est pas un produit de consommation, sa vente doit être encadrée, sécurisée. Pour rappel l'aspirine est contre-indiquée chez la femme enceinte, en cas de traitement anticoagulant, interagit ave
    c de nombreux médicaments...je ne pense pas qu'un buraliste soit bien placé pour en délivrer!
  • 17/08/2016 à 07:30
    ppp
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    PRMO, ton orthographe est l'un des problèmes de la France. et tu devrais déployer ton énergie, a apprendre le Français.
    Quand au problème soulevé, il est au contraire, très important, car des enfants confondant médicament et bonbons, se mettent en danger.
    D'autre part cette prolifération de présentations, est un vrai problème, pouvant entrainer des surdosages.
    Ne craignez plus la vente par les buralistes, ils sont en voie de disparition, grâce a des gens comme Delaunay, Touraine, Lemorthon, etc...
    Et les pharmacies suivent le même chemin grâce aux mêmes, plus Bercy, El Khomri, Hamon, Montebourg etc
  • 17/08/2016 à 08:06
    brucine
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    La démarche ne vise pas que les enfants, auprès desquels il va être difficile de mettre en avant telle forme de paracétamol cappuccino, et qui ne présente d'ailleurs pas un dosage adapté.

    Il s'agit avant tout pour les labos concernés d'occuper l'espace et de faire parler d'eux, bref, de business.

    Mais le business en question est d'une grande démagogie, surtout en effet pour les enfants: on voit de plus en plus de pré adolescents n'acceptant que le fameux sirop rose pourtant clairement incompatible avec leurs 50 ou 60 kg, tandis que non seulement le médicament doit toujours être bon (même si son principe actif y fait obstacle et qu'il soit générique ou pas), mais que son aromatisation, comme celle des yaourts, doit être au goût du client (je n'en veux pas s'il n'est pas au pamplemousse) qui va jusqu'à soulever des arguments oiseux d'allergie à cet arôme, même si on tente de lui expliquer que la vanille n'a rien à voir avec la plante coûteuse qui lui donne son nom.
  • 17/08/2016 à 08:23
    BZH
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    que Mme Delaunay se batte contre la iatrogénie, très bien mais m'est ce pas notre travail de tous les jours? À chaque delivrance, ne devons nous pas questionner notre patient, lui donner des conseils?
    quant au buraliste peut il nous dire à quelle dose l'aspirine est anti-agrégante, antalgique, ou anti-inflammatoire?
  • 18/08/2016 à 10:36
    padaOne
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    Je n'écoute pas du tout les recommandations d'une quiche qui propose de donner le droit aux buralistes de vendre de l'aspirine car c'est un "produit de base", qu'elle aille plutôt se jeter par la fenêtre ça fera plaisir à tout le monde.
  • 18/08/2016 à 10:36
    padaOne
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    Je n'écoute pas du tout les recommandations d'une quiche qui propose de donner le droit aux buralistes de vendre de l'aspirine car c'est un "produit de base", qu'elle aille plutôt se jeter par la fenêtre ça fera plaisir à tout le monde.
  • 18/08/2016 à 15:04
    brucine
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    Le monopole pharmaceutique doit se mériter davantage qu'être exigé, et peut-être la question se poserait moins si certains d'entre nous le gardaient plus crédible.

    Peu nous importe telle ou telle personnalité, qui n'a pour crédibilité que sa propre parole, mais que rien ne nous autorise à attaquer sous la ceinture quand bien même ferait-elle de même.

    En attendant, et même si je suis moi-même partisan de ce monopole pour d'autres raisons, il n'autorise pas, lui non plus, à écrire n'importe quoi, et notamment que l'on aura demandé à un clampin venu acheter une boîte d'aspirine s'il compte s'en servir à des visées anti-agrégante, antalgique ou anti-inflammatoire (sic).

    Sérieusement, l'un de nous s'est-il déjà livré à cet interrogatoire en règle en régurgitant un cours de pharmacologie pas très bien digéré?
  • 18/08/2016 à 18:02
    padaOne
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    @brucine : Sérieusement, pas une boîte d'aspirine ne sort de ma pharmacie sans m'assurer que la personne à laquelle elle est destinée n'est ni enceinte ni n'a de traitement incompatible.
  • 18/08/2016 à 18:02
    padaOne
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    @brucine : Sérieusement, pas une boîte d'aspirine ne sort de ma pharmacie sans m'assurer que la personne à laquelle elle est destinée n'est ni enceinte ni n'a de traitement incompatible.

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