18/02/2016 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
FSPF, LMD, pharmacien , préparateur, docteur, licence © Philippe Matsas

« L’évolution des diplômes de préparateur et de pharmacien constitue une réelle urgence afin de ne pas subir un décrochage du positionnement des métiers de la pharmacie de celui des autres professionnels de santé », explique la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) dans un communiqué de presse daté du 17 février.

Après avoir demandé le 8 février dernier que « lors de la grande conférence de santé du 11 février prochain soit annoncée la création d’un diplôme d’études spécialisées (DES) de pharmacie générale permettant l’accès à la profession au terme de 8 années d’étude », la FSPF persiste et signe en demandant maintenant que « les préparateurs ne soient pas les oubliés de ce repositionnement ».

Concrètement, la FSPF souhaite que, dans le cadre du processus LMD (licence, master, doctorat), une licence professionnelle de préparateur en pharmacie soit créée.








Laurent Lefort

Les dernières réactions

  • 18/02/2016 à 14:57

    alerter
    Je suis d'accord pour les 2 changements!!
  • 18/02/2016 à 18:49
    sceptique
    alerter
    si l'idée est de replacer les recalés du système première année commune de médecine LMD je crains le pire.
    De toute façon la pharmacie n'a plus les moyens d'une masse salariale élevée.
  • 18/02/2016 à 20:07
    homéo
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    oui pour 8 ans mais séparation du tronc commun , la pharmacie c'est à part . oui pour la licence des préparateurs avec moins de conneries d'heures pour le droit salarial (il ya une convention et des textes , il suffit de les lire ) et plus de cours sur le médicament et les autres matiéres trés light à l'heure actuelle ;
  • 18/02/2016 à 20:46
    Prep45
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    Tout à fait d'accord pour la licence professionnelle des préparateurs. Il serait temps d'être un peu plus reconnu pour le boulot qu'on fait. Enfin une bonne idée au lieu de changer les études des pharmaciens de 6 à 8 ans. Il ne faut pas se demander pourquoi il y a plus de dérochage en pharmacie d'officine !
  • 18/02/2016 à 20:53
    gag
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    reconnaissance du boulot ? reconnaissance et surtout connaissance , ne pas confondre la simple vente au comptoir et la délivrance ... mais d'accord pour la refonte de l'enseignement et cette licence , comme homéo , les connaissances sont à ce jour très light et plus porté sur le droit du travail que le savoir et connaissance de tout l'Art pharmaceutique . les personnes que j'ai formé depuis plus de 25 ans le disent , elles n'ont pas le niveau pour faire correctement et exercer leur métier avec professionnalisme , avec l'enseignement délivré , pour ne pas être amalgamé et réduit au niveau de vendeur de boîte .
  • 18/02/2016 à 21:01
    Candide
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    Est ce que les pharmaciens bac+8 au chômage pourront avoir une passerelle pour cette licence et exercer au titre de préparateur ? cette question est sérieuse d'autant plus que l'avenir des officinaux est un devenir de travailleurs précaires pour la majorité .
  • 18/02/2016 à 22:02
    Prep45
    alerter
    Gag Tu as raison quand tu dis connaissance, on a pas du tout une formation assez poussé pour la délivrance. Les cours ne sont pas approfondi. Mais quand je dit reconnaissance, je voulais dire qu'on est pas non plus que des vendeurs.
  • 18/02/2016 à 22:58
    coco
    alerter
    préparateur depuis 15 ans je suis tout a fait ok pour la licence , mais qui dit licence que devient le métier de préparateur ? équivalence pour reprendre des études pour devenir pharmacien après x année de pratique ? revalorisation du salaire ? participation a un pourcentage du capital de l'entreprise (pour info a mon époque on évoquait jusqu'à 10% du capital d'une pharmacie ) et les anciens préparateurs pourront t il obtenir le titre de la licence?
  • 19/02/2016 à 07:11
    brucine
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    Comme la proposition similaire à l'égard des pharmaciens, cela n'est que du vent.

    Je suis assez d'accord pour réformer la formation des préparateurs et y intégrer une vraie "formation académique", mais ce qui sous-tendrait que cette formation quitte le giron des CFA pour être assurée par des lycées professionnels: la répartition enseignement/emploi ne serait pas la même (stages...) et je suppose que les titulaires ne seraient pas d'accord.

    Pour qu'une licence professionnelle, à supposer qu'elle soit créée, soit accessible aux préparateurs en place, il faudrait qu'à la fois elle et les diplômes d'entrée soient inscrits au RNCP (un certain nombre de préparateurs à ce jour ne sont pas bacheliers) et que le temps (et le coût) de formation en soient financés par les titulaires (voir remarque précédente).

    Il s'agirait dans tous les cas d'une licence professionnelle, et pas d'une licence générale.

    Je rappelle que même cette dernière (sauf phases de tests actuellement en cours et à l'appréciation de chaque faculté) ne permet pas de s'affranchir du concours de 1ère année sauf ces fameuses passerelles sur L1 voire L2 spécifiques.
  • 19/02/2016 à 11:45
    Duran
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    Ne pas allonger les études de pharmacie mais faire des cursus différents dès le départ, séparer officine,indus et bio.
    Former les officinaux à plus de pratique et moins de cours théoriques qui ne servent qu'à de la culture générale.
    À quoi servent 6 voire 7 ans d'études quand vous voyez des étudiants e stage de 6eme année incapables de faire un conseil otc ou en orthopédie ( la formation en orthopédie ne devrait pas se faire en D.U) prendre une initiative,tétanisés lorsqu'il doivent appeler un médecin, alors qu'ils en savent plus que lui sur le médicament.
    Faisons de vrais professionnels de santé qui ont envie de devenir pharmaciens, qui s'intéressent à leur métier et qui ne choisissent pas cette voie par dépit ou,par défaut car mal classés lors de leur 2eme PACES.
  • 19/02/2016 à 13:05
    rixtou
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    Mouarf, c'est pas en faisant plus d'année d'étude que vous serez plus compétant. Si vous le pensez sincèrement je vous plains.
    Et vous ne ferez pas des préparateurs des pharmaciens. Vous avez les moyens de les payer plus? A bon? Parce que il faut savoir que en France on est attaché au salaire qui correspond aux année d'études.
    En résumé cette petite solution ne va que frustrer et décourager les jeunes recrues. De plus ça va couter plus cher car rallonger le temps des études c'est raccourcir le temps des cotisations (et autre impôt) qui payent les études.
    Vous etes sur d'etre compétant, car le seul argument c'est en définitif "afin de ne pas subir un décrochage du positionnement des métiers de la pharmacie de celui des autres professionnels de santé" ce qui ne veut rien dire en définitif.
  • 19/02/2016 à 14:56
    Représentant FO
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    Pour les préparateurs, La Fédération de la Pharmacie Force Ouvrière a été recu par la ministre de la santé. Nous lui avons exposé tout ce qui était à revoir da
  • 19/02/2016 à 14:58
    Représentant FO
    alerter
    dans les études du préparateur. C'est très compliqué d'expliquer le tout en qq lignes mais elle a bien compris l'enjeu de la formation du préparateur.
  • 19/02/2016 à 23:00
    Pfff
    alerter
    A quoi rime tout cela ?
    Après les pharmaciens que l'on souhaite passer à 8 années d'études. Voilà que l'on s'attaque au préparateur pour un bac + 5 !!!
    Mais on ne dit pas si les salaires des uns comme des autres vont être revalorisés au prorata du nombre d'années d'études.
    A l'heure où la situation économique des officines semble - aux dires des titulaires - si catastrophique, les pharmacies ne recruteront plus !
    Avec un chômage des adjoints qui n'a jamais été aussi élevé, est-ce bien raisonnable tout ça ???
  • 20/02/2016 à 10:05
    Non enarque
    alerter
    C'est vrai qu'une formation style licence sur les bancs d'une fac serait beaucoup mieux qu'un apprentissage actuel en immersion dans le métier... Mdr...les mêmes qui veulent relancer aussi l'apprentissage!!Et les 8 ans, n'en parlons pas...ça fera juste gagner deux tranches d'age dans les stats du chômage... va bien finir par l'inverser la triste courbe, la place doit être trop bonne!!
  • 21/02/2016 à 01:42
    Représentant FO
    alerter
    a "Non enarque" : est-ce que je vous ai parlé de licence sur les bancs de la fac? NON.

    Vous ai-je dit que nous ne voulions pas d'apprentissage? NON et RENON,
    Nous voulons garder l'alternance, la FSPF n'est pas rentrée dans le détail sur cet interview et peu importe ce qu'elle peut penser, pour nous, représentant FO des préparateurs en pharmacie, nous voulons conserver l'alternance. D'ailleurs, il ne serait pas plus mal pour les étudiants pharmaciens d'être un peu plus sur le terrain, je mets à part vos 6 derniers mois, ce n'est pas vos 4 ou 5 semaines sur 5 ans et demi qui vous donnent de l'assurance et la connaissance des conseils au comptoir, je pense que vos syndicats et votre ordre devraient creuser dans ce sens. Pour les 8 années, voyez cela avec vos syndicats...

    a "Pfff" : Comme je le disais, revoyez les 8 ans avec vos représentants. Pour les préparateurs, il est inacceptable d'avoir une telle formation. Nous sommes la seule profession où il faut obtenir un bac pour passer un BP Préparateur en Pharmacie, pour au final, après l'obtention du diplome, nous restons avec un niveau BAC.
    Nous ne demandons pas un bac +5 mais simplement ce qui nous ai dû depuis des années, un niveau qui nous correspond comme un BAC +3.

    Sinon je vous rejoins sur le plan économique, en pensant aux pharmaciens adjoints qui en sortant d'un BAC+6 ou 8 (comme vous voulez) se retrouvent avec des salaires de 2000 à 2200 net, c'est catastrophique. C'est bien d'aimer son métier mais dans la pratique, nous ne vivons pas d'amour et d'eau fraiche...
  • 21/02/2016 à 22:30
    brucine
    alerter
    Puisque l'on parle d'études, intéressons-nous, sinon aux mathématiques, au moins à l'arithmétique.

    Même parmi les jeunes, nombre de préparateurs ne sont pas bacheliers.

    A moins qu'une réforme m'ait échappé (je ne suis plus, moi, jeune), seuls ceux d'entre eux qui sont bacheliers scientifiques sont fondés à être formés en 2 ans, et ne peuvent pas prétendre à ce titre à une licence générale à bac +3 (non plus qu'à un diplôme général à bac+2 qui n'existe plus depuis LMD), mais plus probablement à un diplôme professionnalisant à bac+2 type BTS (et même pas DUT qui dispose d'une entrée sélective).

    Vouloir conférer ce niveau à ceux qui, faute d'un "bagage" initial suffisant, font ce cursus en 3 ans ne serait alors qu'une farce.

    Je sais bien que pareille revendication a déjà été faite par les infirmières (mais à qui il ne suffit pas non plus de trouver un maître d'apprentissage pour être admises) et ce que y est stupide, sauf à vouloir, comme par ailleurs les vieux schmolls de la FSPF être appelés docteur (d'état) pour avoir fait 8 ans d'études professionnalisantes qui n'ont rien à voir avec un vrai doctorat.

    Hormis se flatter soi-même, il est clair qu'une telle position, tant pour les pharmaciens salariés que pour les préparateurs, n'amènerait rien d'autre que de flatter leur ego, et en tout cas aucune revalorisation salariale, aucune passerelle de type VAE vers une formation complémentaire ou différente, et donc aucun intérêt.

    Maintenant, et concernant plus particulièrement les préparateurs puisque la question est évoquée, on ne peut demander tout et son contraire: une qualification des BP reconnue à bac+2 ou bac+3 ne peut passer que par un certain nombre de conditions, à commencer par l'obligation d'être bachelier ou de disposer d'une équivalence, et à ce que la formation soit dispensée dans un cadre conférant, au niveau L, les indispensables ECTS: elle ne peut donc avoir lieu dans l'actuel cadre des CFA, mais seulement au sein d'un établissement (lycée professionnel, université) habilité à ce faire.
  • 23/02/2016 à 13:56
    Chris14
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    Je possède un bac, j'ai effectué une première année de pharma et j'ai obtenu mon BP en 1986. Je suis aujourd'hui coefficient 330.
    Pendant toute ces années, je me suis formée par mes propres moyens et par ceux que mes employeurs m'ont proposé.
    Je réagis à tous les commentaires concernant les préparateurs qui ne paraissent pas pouvoir accéder au niveau licence.
    Préparateur aujourd'hui : que veut dire cette appellation aujourd'hui ? Il peut-être temps de revoir cet intitulé?
    Mes différents employeurs m'ont permis d'évoluer et de me laisser beaucoup de responsabilités. Aujourd'hui la pratique officinale implose beaucoup de temps aux pharmaciens pour les entretiens avec les patients, la formation ....
    L'équipe au comptoir doit être de qualité pour que soit maintenu la qualité de conseil et de délivrance.
    Il ne s'agit pas de remplacer le pharmacien mais d'avoir un niveau suffisant.
    Le niveau BP ne suffit pas si le pharmacien veut évoluer de son côté pour rentrer dans le nouveau positionnement que veut prendre la pharmacie.
    Oui pour le niveau licence avec une évolution dans cette formation qui ne correspond plus aux attentes des pharmaciens aujourd'hui.
    Non aux pharmaciens qui souhaitent évoluer ou pas .... sans mettre en avant une équipe indispensable pour une bonne pratique. Inutile d'évoluer sans que l'ensemble des équipes soie formé et motivé....
  • 25/02/2016 à 07:41
    biwouk
    alerter
    enfin une reaction qui s est fait attendre depuis bien des années ,je crois bien 13 ans au moins concernant les préparateur ! enfin une réelle considération au travail car meme en étant volantaire dynamique sur tous les fronts et toutes les formations il est très difficile de se faire reconnaitre et d évoluer réellement sauf grosse entreprise et poste de préparateur cadre au mieux.
    je suis personnellement préparatrice et éspère de tout coeur pouvoir avancer sérieusement un jour.....
  • 25/02/2016 à 09:58
    form
    alerter
    formé oui , mais les formations aujourdh'ui c'est tout et n'importe quoi .et fort onéreux pour la qualité (la comparaison a été faite une envoyée en formation , avec son bagage " formée sur place" par les soins du titulaire , "j'ai rien appris de plus et au contraire , certaines erreurs se glissaient dans l'exposé différence entre théorie et pratique ". les formations c'est au quotidien au cas par cas , dés qu'il y a une zone d'ombre , hop , on s'empresse de mettre un éclairage .c'est comme les entretiens à avoir pour employeur /employé , nous réglons les problémes au quotidien et l'état de santé de l'officine est débattu puisque mes collaboratrices ont accès aux comptes et .attention , il n'y a pas de nouvelles missions , c'est juste s'amuser à mettre les poules à couver ...autrement dit nous avions pour charge de faire ce que vous appelez nouvelles missions ou nouveaux objectifs , et dans les bonnes pharmacies c'est fait , ça continuera . chez les affairistes c'est la vente à outrance au comptoir , rien à voir . Donc refonte de la formation oui , mais pour être plus professionnel et former vraiment une équipe et pas juste vente au comptoir qui n'est pas notre première mission .
  • 25/02/2016 à 10:44
    Xixi chateau
    alerter
    Arrêtons d'être demago . Les études prolongations n'ont jamais étaient une solution pour les personnes qui sont formés.
    Nous sommes devant des contraintes économiques et aujourd'hui vu le contexte, il n'est plus possible d'assumer le même service en pharmacie économiquement . Les charges sont trop lourde d'autant que nous sommes niveau salariale sur une base : caissière et spécialiste au même salaire " du n'importe quoi"
    Nous ne pouvons continuer à payer un salaire de cadre pour une simple caissière et attention nous allons bientôt payer un salaire de cadre pour une conditionneuse ou manutentionnaire ( Deco ditionnement des médicaments) on marche sur la tête .... De plus no facultés sont out
    Passer 6 ou 8 ans je ne peux pas comprendre ou sera la différence vu que notre formation sur 6 ans est déjà hors du temps
  • 25/02/2016 à 13:35
    danfranck
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    Je suis très surpris de certaines interventions car je trouve que d’une part le problème est mal posé et que d’autre part on confond beaucoup de choses. Sur le plan de la « nomenclature » si l’on peut dire, BRUCINE a parfaitement raison et si vous la lisez bien cela impacte beaucoup de choses. Je suis un pharmacien qui a fait ses études en 5 ans, en fait même 4 car j’ai bénéficié d’une équivalence, ayant eu un cursus préalable en fac de sciences. D’après mon environnement j’ai plutôt été un « bon » pharmacien, souvent talonné pour m’occuper de la formation professionnelle ou sollicité par l’Inspection pour me présenter aux élections ordinales…. J’ai aussi élaboré puis coordonné une formation professionnelle hors pharmacie (ainsi qu’enseigné en lycée professionnel), cette formation ayant ensuite été retenue comme formation pilote puis reprise ailleurs. Au début il a fallu faire un « référenciel métier » dans lequel il a été capital de s’adosser aux besoins des entreprises. Cette formation était qualifiante à un niveau bac pro et on souhaitait, après validation de celle-ci à ce niveau, faire ensuite un BTS. Actuellement c’est ce qui est fait et une licence pro existe….
    Premier point : qu’a-t-on besoin en officine ? En parallèle j’ajoute : que peut payer l’économie officinale ?
    Les préparateurs ne sont plus que des préparateurs d’ordonnances. Dans mes premières pharmacies surtout (car pb légal) je préparais quasiment tout : alcools divers, H2O2, teinture d’iode, Dakin, sirops conseil divers et autres sticks à lèvres ou nasaux, shampoings, laits et lotions…. J’avais mes produits officinaux et des clients venaient parfois de loin pour les acheter, je fabriquais aussi pour quelques collègues… Maintenant c’est fini car sur le plan légal c’est devenu sinon impossible du moins très difficile (il faut une déclaration et un agrément pour le préparatoire et pour le reste ce n’est pas gagné !). Donc le « préparateur » en temps que tel n’existe plus ! Et ce n’est pas sans nostalgie que je pourrai évoquer toutes les « bonnes formules » d’excellents apéritifs que tout le monde s’échangeait !..... Je vous rassure, il n’y avait pas que cela !
    Deuxième point : la connaissance n’est pas l’érudition, tout comme les études universitaires qui apportent l’érudition n’apportent par l’intelligence à l’individu ! Un préparateur (c’est d’ailleurs maintenant des préparatrices surtout, mais restons ici dans l’indéfini linguistique) est souvent porteur de beaucoup plus de connaissances professionnelles concrètes qu’un jeune (et même parfois moins jeune !) pharmacien. Par contre il n’aura pas le bagage suffisant nécessaire pour bien appréhender ou juger certaines choses.
    Un vendeur-préparateur-tarificateur d’ordonnances n’a pas besoin de faire trois années universitaires pour avoir une licence réelle !!!! Il faut que cela reste dans le cadre d’une professionnalisation (formation par alternance). Il faut noter que le bac pro n’est tout de même pas le bac d’enseignement général, principalement scientifique !!! Il suffit de voir les niveaux individuels pour se rendre compte que beaucoup de bases manquent et notamment celles permettant de simples calculs arithmétiques d’un niveau (très) ancien de certificat d’études primaires. Par contre l’officine a besoin de spécialistes de certaines matières (parapharmacie-esthétique, diététique, herboristerie, ortho, paramédical, etc.). Là il pourrait ensuite y avoir un niveau licence pro servant de base pour accéder à des sortes de mini-DU (en alternances) très pros. On débouche alors sur des possibilités de carrières intéressantes car on devient « le » ou « la » spécialiste avec « sa » clientèle ! Et cette compétence réelle se vend très bien !!!! Je ne parle pas de formation complémentaire minimale en tarification et comptabilité : demandez donc des analyses de marges réelles pour établir des prix de vente ! Même aux assistants-collaborateurs d’ailleurs !!!!
    On comprend facilement qu’un employé mérite un salaire, mais il est tout aussi nécessaire qu’un salarié puisse comprendre et surtout réaliser qu’il doit apporter une plus value à l’entreprise lui permettant d’être payé !!!!
    Pour les pharmaciens, on finit aussi par être en plein délire ! Lorsque j’ai commencé, nous avions un abattement d’abord les 6 premiers mois, puis un autre moins fort les 6 autres mois, avant de « toucher » entièrement le coef 400. Pourquoi ne pas tout revoir tout en gardant OBLIGATOIREMENT l’universalité du diplôme (de 3ème cycle) ? Une ou des formations qualifiantes en alternance spécialiseraient le professionnel en fonction d’une part de son orientation globale d’exercice de l’Art et d’autre part la volonté de s’installer ou pas. Dans beaucoup de secteurs professionnels il est nécessaire d’avoir outre une expérience professionnelle, une validation d’un certains cursus d’aptitude au « métier » de chef d’entreprise…. Et pourquoi d’ailleurs la profession ne pourrait-elle pas s’organiser alors pour l’octroi de « prêts d’honneur » permettant au moins de conforter un apport dit personnel ?
    Mais j’arrête ici, il y aurait tellement de choses à dire et à faire…. Pourquoi d’ailleurs ne pas faire appel aux « anciens » ?.....
  • 25/02/2016 à 13:35
    danfranck
    alerter
    Je suis très surpris de certaines interventions car je trouve que d’une part le problème est mal posé et que d’autre part on confond beaucoup de choses. Sur le plan de la « nomenclature » si l’on peut dire, BRUCINE a parfaitement raison et si vous la lisez bien cela impacte beaucoup de choses. Je suis un pharmacien qui a fait ses études en 5 ans, en fait même 4 car j’ai bénéficié d’une équivalence, ayant eu un cursus préalable en fac de sciences. D’après mon environnement j’ai plutôt été un « bon » pharmacien, souvent talonné pour m’occuper de la formation professionnelle ou sollicité par l’Inspection pour me présenter aux élections ordinales…. J’ai aussi élaboré puis coordonné une formation professionnelle hors pharmacie (ainsi qu’enseigné en lycée professionnel), cette formation ayant ensuite été retenue comme formation pilote puis reprise ailleurs. Au début il a fallu faire un « référenciel métier » dans lequel il a été capital de s’adosser aux besoins des entreprises. Cette formation était qualifiante à un niveau bac pro et on souhaitait, après validation de celle-ci à ce niveau, faire ensuite un BTS. Actuellement c’est ce qui est fait et une licence pro existe….
    Premier point : qu’a-t-on besoin en officine ? En parallèle j’ajoute : que peut payer l’économie officinale ?
    Les préparateurs ne sont plus que des préparateurs d’ordonnances. Dans mes premières pharmacies surtout (car pb légal) je préparais quasiment tout : alcools divers, H2O2, teinture d’iode, Dakin, sirops conseil divers et autres sticks à lèvres ou nasaux, shampoings, laits et lotions…. J’avais mes produits officinaux et des clients venaient parfois de loin pour les acheter, je fabriquais aussi pour quelques collègues… Maintenant c’est fini car sur le plan légal c’est devenu sinon impossible du moins très difficile (il faut une déclaration et un agrément pour le préparatoire et pour le reste ce n’est pas gagné !). Donc le « préparateur » en temps que tel n’existe plus ! Et ce n’est pas sans nostalgie que je pourrai évoquer toutes les « bonnes formules » d’excellents apéritifs que tout le monde s’échangeait !..... Je vous rassure, il n’y avait pas que cela !
    Deuxième point : la connaissance n’est pas l’érudition, tout comme les études universitaires qui apportent l’érudition n’apportent par l’intelligence à l’individu ! Un préparateur (c’est d’ailleurs maintenant des préparatrices surtout, mais restons ici dans l’indéfini linguistique) est souvent porteur de beaucoup plus de connaissances professionnelles concrètes qu’un jeune (et même parfois moins jeune !) pharmacien. Par contre il n’aura pas le bagage suffisant nécessaire pour bien appréhender ou juger certaines choses.
    Un vendeur-préparateur-tarificateur d’ordonnances n’a pas besoin de faire trois années universitaires pour avoir une licence réelle !!!! Il faut que cela reste dans le cadre d’une professionnalisation (formation par alternance). Il faut noter que le bac pro n’est tout de même pas le bac d’enseignement général, principalement scientifique !!! Il suffit de voir les niveaux individuels pour se rendre compte que beaucoup de bases manquent et notamment celles permettant de simples calculs arithmétiques d’un niveau (très) ancien de certificat d’études primaires. Par contre l’officine a besoin de spécialistes de certaines matières (parapharmacie-esthétique, diététique, herboristerie, ortho, paramédical, etc.). Là il pourrait ensuite y avoir un niveau licence pro servant de base pour accéder à des sortes de mini-DU (en alternances) très pros. On débouche alors sur des possibilités de carrières intéressantes car on devient « le » ou « la » spécialiste avec « sa » clientèle ! Et cette compétence réelle se vend très bien !!!! Je ne parle pas de formation complémentaire minimale en tarification et comptabilité : demandez donc des analyses de marges réelles pour établir des prix de vente ! Même aux assistants-collaborateurs d’ailleurs !!!!
    On comprend facilement qu’un employé mérite un salaire, mais il est tout aussi nécessaire qu’un salarié puisse comprendre et surtout réaliser qu’il doit apporter une plus value à l’entreprise lui permettant d’être payé !!!!
    Pour les pharmaciens, on finit aussi par être en plein délire ! Lorsque j’ai commencé, nous avions un abattement d’abord les 6 premiers mois, puis un autre moins fort les 6 autres mois, avant de « toucher » entièrement le coef 400. Pourquoi ne pas tout revoir tout en gardant OBLIGATOIREMENT l’universalité du diplôme (de 3ème cycle) ? Une ou des formations qualifiantes en alternance spécialiseraient le professionnel en fonction d’une part de son orientation globale d’exercice de l’Art et d’autre part la volonté de s’installer ou pas. Dans beaucoup de secteurs professionnels il est nécessaire d’avoir outre une expérience professionnelle, une validation d’un certains cursus d’aptitude au « métier » de chef d’entreprise…. Et pourquoi d’ailleurs la profession ne pourrait-elle pas s’organiser alors pour l’octroi de « prêts d’honneur » permettant au moins de conforter un apport dit personnel ?
    Mais j’arrête ici, il y aurait tellement de choses à dire et à faire…. Pourquoi d’ailleurs ne pas faire appel aux « anciens » ?.....
  • 25/02/2016 à 21:43
    CB151272
    alerter
    Oui il faut réformer. Diplômée depuis 20ans. Il fallait avoir le bac pour passer ensuite un CAP??? Considéré à cette époque comme étude inférieure! Il y a trop d'écarts entre le pharmacien et le préparateur, que ce soit en reconnaissance et salaire. Pour la réforme il ne faut pas négliger l'importance de l'apprentissage en entreprise.
  • 26/02/2016 à 00:40
    Matricaire
    alerter
    "Il y a trop d'écarts entre pharmacien et préparateur, en reconnaissance et salaire"
    Oui, mais il y a aussi une grande différence de niveau de formation : on ne peut pas comparer deux ans de formation en alternance, d'un côté, à six ans de formation temps plein, après un bac scientifique, un concours d'accès, six ans d'études et une thèse, de l'autre....
    Ou alors, allons vers une formation unique, le patient-client aura a faire à un seul type de professionnel de santé pour analyser et délivrer son ordonnance...
  • 28/02/2016 à 09:00
    préparateur
    alerter
    Oui et STOP à l'équivalence préparateur 3ème année, c'est n'importe quoi...
  • 17/03/2016 à 19:02
    Lil
    alerter
    Il y'a un détail que personne ne mentionne, étant actuellement élève préparatrice je voit les choses encore autrement, aujourd'hui, les jeunes n'ont plus peur de faire des études et je peux vous l'affirmer, dans ma classe nous sommes 17 et la moitié, à 2 mois de l'examen, ont décidés de se ré-orienter car ils ne sont pas satisfait par le salaire des préparateurs et le manque de reconnaissance, en sachant qu'on est une trentaine dans le département à passer l'examen, la moitié seulement va exercer réellement ce métier... Et cela va très probablement empirer durant les années, passer un Bac pour préparer un BP qui donne un niveau Bac et un salaire très proche du SMIC... Entre nous, on se dit tous que même les salariés en usine touchent mieux que nous, il n'ont pas de connaissances spécifiques à avoir et travaillent sur des horaires moins étalées, c'est sur qu'on n'est pas des pharmaciens, mais si on sort un peu de la pharmacie et qu'on regarde autour, on voit bien que les préparateurs sont mal reconnus, et s'il n'y a pas d'évolutions, il n'y auras probablement plus beaucoup de candidats pour être préparateurs.
  • 17/03/2016 à 21:04
    danfranck
    alerter
    A Lil
    Attention aux leurres ! L'herbe est plus verte dans le champ d'à côté. Allez donc travailler en usine, surtout une vie entière (si vous le pouvez), avec des cadences parfois infernales, des taches extrêmement répétitives, on en reparlera... Quant à la qualification, détrompez-vous, certains postes nécessitent parfois des cursus techniques poussés (j'ai fait une spécialisation industrielle lors de mes études). C’est un peu comme tous ces pharmaciens qui semblent rêver (sans sauter le pas) et idéaliser le travail salarié dans la grande distribution…
    Ancien pharmacien libéral, je ne suis plus tout jeune et j’ai 2 enfants préparateurs, dont un vit en couple avec une… préparatrice. Oui ils se posent pour certains des questions (pas tous !). Oui le secteur souffre, mais c’est le cas de beaucoup de secteurs.
    Au niveau des études le constat est implacable : à niveau équivalent les compétences ont énormément diminuées. On ne redouble plus en collège et lycées, « on » veut un maximum de bacs dans chaque tranche d’âge, on a créé des baccalauréats techniques, des licences techniques…. Pour être simple vendeur, il faut un niveau BTS (force de vente et compagnie) et si possible une licence pro. Le diplôme de préparateur n’est pas au niveau du révérenciel bac+2, que vous le vouliez ou non. C’est pourquoi plusieurs discussions sont en cours. N’oubliez pas que vous êtes payées pendant votre formation qui comporte un nombre d’heures bien inférieur au temps nécessaire à l’obtention d’un DUT ou BTS…. Mais votre formation vous donne les bases techniques et intellectuelles suffisantes pour affronter votre vie professionnelle ou… continuer.
    Bien entendu vous pouvez continuer vos études comme d’autres et je vous y encourage. Mais attention, beaucoup de bac + 6 sont sans emploi ‘et sont malheureusement inemployables tels quels).
    Mon conseil : finalisez votre formation et ayez le diplôme. Si vous continuez dans le secteur (qui est en train de tout se réorganiser) trouvez des formations complémentaires qui vous valoriseront (il y en a plusieurs). Des exemples ? pourquoi ne pas faire de l’optique, de la diététique, etc ? Une bonne préparatrice est toujours humainement reconnue. Dans certains secteurs vous serez à la ville complètement inconnue. Bien entendu on travaille pour gagner sa vie (mais pour moi il n’y a pas que cela, c’est un autre problème). Mais avez-vous pensé à l’entreprise qui vous paie et pour cela qui doit gagner de l’argent ? Donc qu’apportez-vous pour que votre entreprise gagne de l’argent (c’est ce qui justifie votre emploi, il semble qu’on l’oublie très souvent) ? Je vous parlais de mes enfants : il ont passé le diplôme de préparateur après une autre formation, il n’ont jamais connu le chômage, même pas une journée ! Un autre possédant pourtant une qualification supérieure enchaine les CDD (salaire comparable voir il me semble inférieur car pas forcément à temps plein) et le chômage depuis presque 10 ans. Alors ????? Gardez le cap et soyez réactive. Changez au besoin de route mais ne gaspillez pas les munitions. Bon courage, la vie est dure mais aussi injuste : la chance ne sourit pas à tout le monde. Pour ma part j’ai fait mes différentes études supérieures tout en étant salarié la nuit ! Si j’avais écouté tout le monde, j’aurais été ouvrier ou simple employé et surtout je n’aurais jamais eu plusieurs entreprises (dont des pharmacies). Et je rêve de remonter quelque chose à 65 balais !.....
  • 17/03/2016 à 21:48
    Lil
    alerter
    Je ne faisait qu'observer ce qu'il se dit chez les élèves préparateurs, pour ma part je reste dans ce métier qui me plaît, malgré tout je pense qu'on mérite un niveau bac+2, j'ai fait un bac S avant, et le niveau en BP est largement supérieur au bac. Même si les choses ne changent pas je resterait et je compte bien me former pour être meilleure, mais là n'est pas le problème. Je continue de penser que les jeunes vont se détourner de ce métier déjà très méconnus s'il reste en tant que BP.
  • 17/03/2016 à 22:37
    danfranck
    alerter
    Bac+2 réel selon le "référentiel", exige plus d'heures de formation théorique et compte tenu du système actuel de formation par alternance dans le cadre de l'apprentissage, nécessiterait pour moi au moins une année supplémentaire (il y a quelques années j'ai créé et piloté une formation qui a été reconnue et reprise et qui possède maintenant une licence pro; mais je ne suis plus "dans le coup" bien qu'il me vienne parfois des idées... surtout générées par des demandes et quelques propos...).
    Votre diplôme est reconnu. Vous avez un bac « S » à la base. Cela vous laisse plusieurs choix pour poursuivre. Mais surtout un conseil : n’attendez pas trop car reprendre des études après un temps trop long d’interruption nécessite beaucoup de courage et de remise à niveau.
    Personnellement je ne connais pas beaucoup de jeunes très satisfaits de leurs cursus !!!! D’autre part , il y a toujours beaucoup de défections quelques soient les domaines, dans les 2 premières années après le bac (et cela était déjà le cas 30 ans en arrière !).
    Il y a de très fortes demandes dans beaucoup de métiers « manuels » et techniques. Peu de jeunes vont dans ces secteurs…. Accrochez-vous et pensez à vous, laissez dire et faire. Mais observez bien les demandes de compétences (faites des analyses régulières du marché de travail). Avec le diplôme de préparateur vous pouvez « prospecter » d’autres voies. Le « vouloir » est toujours une chose importante. Et croyez en vous, tout est possible !

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