25/11/2015 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Contrefaçon de médicaments : la lutte s'organise

La contrefaçon de médicaments est une activité florissante. « Elle rapporterait 20 fois plus que le trafic de stupéfiants, en exposant les délinquants à des sanctions ridicules », déclare Bernard Leroy, directeur de l’institut international de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM), intervenu le 24 novembre dans le cadre d’un colloque organisé par l'Institut de recherche en propriété intellectuelle (IRPI).
douane, contrefaçon, produits de santé, médicaments, vente en ligne. Unclesam - Fotolia

Au niveau international, la vente de médicaments et de produits de santé contrefaits, aux mains du grand banditisme, provoquerait 700 000 victimes par an.  

Les exemples égrainés par Bernard Leroy, directeur de l’IRACM, association spécialisée dans la lutte contre le trafic de médicaments, sont glaçants, comme en Amérique du Sud où un sirop contre les poussées dentaires a été contrefait à partir de liquide de batterie pour voiture.

En france, les médicaments contrefaits pénètrent assez peu le marché comparativement aux autres pays du monde, constate Bernard Leroy. Cette situation s’explique selon lui par « l’excellent système de santé français ».  En effet, « un patient n’a que peu d’intérêt d’acheter, dans un autre circuit, un médicament qui lui sera remboursé dans le circuit traditionnel. »

Cependant, la vente en ligne de produits pharmaceutiques représente une faille dans le système, car « les trafiquants n’hésitent pas à pirater les sites officiels des pharmacies pour faire parvenir des produits contrefaits aux patients passant commande en ligne. » Les méthodes utilisées sont pointues. Les délinquants peuvent, notamment, mettre en place des sites écrans qui se substituent au site officiel de la pharmacie pour capter le patient. Cette technique permet aux trafiquants d'usurper l’identité du pharmacien et de tromper le patient. « Aucune pharmacie française n’est protégée de ces agissements », précise Bernard Leroy.

L’entrée en vigueur en 2016 de la Convention internationale « Médicrime » pourra permettre de lutter plus efficacement contre ce trafic. Même si, comme le confesse le directeur, « dans bien des procédures le coût du test d’un faux médicament est un frein. »






Anne-Charlotte Navarro, responsable du service Moniteur expert

Les dernières réactions

  • 25/11/2015 à 21:37
    pharmaco2b
    alerter
    mais quel ramassis de n importe quoi cet article..700.000 morts par an?comment a t il pu les quantifier...du liquide de batterie -a base d HCL-a la place de sirop simple(je pense qu il voulait parler d antigel-propylene glycol)...des usurpations d identite de sites internet pharmaceutiques francais..tout le monde connait les redirections uk...etc..

Réagir à l'actualité

Pseudo :
Vous êtes un professionnel de santé ? Faites le savoir dans vos contributions en affichant le pictogramme "Professionnel de santé certifié" . Inscrivez-vous ou identifiez-vous puis transmettez-nous un justificatif de votre qualité de professionnel de santé (photocopie de carte d'étudiant, de diplôme, de carte de l'Ordre...).


Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation du Moniteur des pharmacies.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Publicité

Publicité


Revue
Publicité

Forum

Exprimez-vous et échangez avec vos confrères sur les forums

Publicité

Service "Les médicaments à délivrance particulière"

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.X
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...