12/11/2015 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
santé connectée, PHR, pharmacie, appli L.Lefort

Les enjeux de la santé connectée sont au nombre de 6 selon Lionel Reichardt que Lucien Bennatan, président de PHR, n’a pas hésité à présenter comme l’influenceur n° 1 en France dans le domaine de la e-santé, lors d’une conférence organisée sur le sujet à Lyon (Rhône) le 9 novembre, à l'occasion du congrès annuel du groupement.

Pour faire de la santé connectée un succès en pharmacie, il faut que ce nouveau champ apporte d’abord la preuve de son bénéfice. Doit suivre la fiabilité technique. L’enjeu numéro 3 est celui des données de santé et le numéro 4 concerne la certification des objets connectés. On ne peut pas non plus faire l’impasse sur la sécurisation et le risque de piratage à distance. Enfin, dernier enjeu et non des moindres, le modèle économique. 

« Le marché va être colossal, mais ce ne sera pas un marché d’objets, ce sera un marché de solutions santé, soutient Lionel Reichardt. L’objet n’est que du plastique. Ne vous enfermez pas dans une posture de vendeur de plastique car j’en connais un qui n’attendra pas deux jours pour dire « moi je n’ai pas le droit de vendre du médicament et eux ils vendent du plastique ». Le conseil est une dimension forte et indispensable dans ce domaine. Pour cela, il faudra évidemment que les pharmaciens soient à l’aise avec le matériel et les applications, ce qui signifie qu’ils soient un minimum utilisateurs. »

Passer de la vente à l’abonnement

Quant au modèle économique, il risque lui aussi de faire sortir les officinaux de leur zone de confort : « Demain le modèle ne sera plus l’achat, mais l’abonnement », prédit Lionel Reichardt. Et d’ajouter : « Les experts du domaine sont convaincus que la solution pour l’essor de la santé connectée, c’est le pharmacien et pas le vendeur de la Fnac. Bien entendu, la gestion de données de santé implique de répondre aux questions sur la responsabilité et la rémunération. » Cet avenir ensoleillé n’est pas à l’abri de nuages menaçants, met en garde Lionel Reichardt. « Les nouveaux entrants dans le paysage n’ont pas d’état d’âme. Ils ont identifié les pharmaciens comme des partenaires privilégiés, mais si ça ne marche pas… »

Des patients prêts à partager

En janvier 2015, un sondage IFOP/PHR destiné à mieux appréhender le regard des Français sur l’e-pharmacie et les objets connectés montrait que 65 % des clients souhaitent disposer d’une offre d’objets connectés dans leur pharmacie.

Pour 73 % des personnes interrogées, les objets connectés permettent de garantir un meilleur échange avec les professionnels de santé et plus de 77 % sont prêts à partager leurs informations personnelles, qu’il s’agisse de traitements, de données corporelles ou relatives au sommeil et à l’activité physique, avec leur pharmacien.






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