17/04/2015 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
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L’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France a convié mercredi 8 avril à un point d’étape les pharmaciens franciliens participant à l’expérimentation sur la dispensation des antibiotiques à l’unité.

Lors de ce bilan à mi-parcours, les participants ont indiqué que la dispensation à l’unité nécessite 25 à 50 % de temps en plus que pour une dispensation habituelle d’antibiotiques.

L’expérimentation comprend une étude qualitative en trois phases portant sur une période de 15 jours à 3 semaines chacune. Il s’agit d’un suivi approfondi des patients qui sont contactés pendant une vingtaine de minutes par l’INSERM*, en charge de cette expérimentation, afin de recueillir des éléments sur l’observance des traitements. Les pharmaciens impliqués ont exprimé leurs difficultés concernant le recrutement d'un nombre suffisant de patients lors de ces phases d’étude qualitative. Il est donc envisagé de faire passer leur nombre de 3 à 4.

L’INSERM ne se contente pas de prendre contact avec les patients. L’expérimentation prévoit qu’il interroge les salariés des officines concernées (adjoints et préparateurs) au début et à la fin de l’étude sur leur perception de la dispensation à l’unité. Les titulaires ont peu apprécié de ne pas avoir été prévenus que des questions sur leur satisfaction au travail soient en outre posées aux équipes.

Méconnaissance de l'officine
Contacté par Le Moniteur des pharmacies, l’INSERM avait justifié ce questionnaire orienté sur les conditions de travail en pharmacie par sa méconnaissance de l’univers officinal, alors qu’il dispose par exemple d’un bon niveau d’informations sur le métier de médecin généraliste.

L’expérimentation sur la dispensation des antibiotiques à l’unité, prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale votée en 2013, est en cours dans 4 régions : Ile-de-France, Lorraine, Limousin et PACA). Débutée en décembre dernier, elle doit prendre fin en octobre prochain.

*Institut national de la santé et de la recherche médicale.






Matthieu Vandendriessche

Les dernières réactions

  • 17/04/2015 à 19:45
    persistant
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    La cible de cette expérimentation n'est pas la bonne il fallait travailler sur les traitements chroniques dont on sait qu'ils ont une mauvaise observance diabète et cholestérol et hypertention
  • 17/04/2015 à 20:24
    garfield83
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    Une question me tarabuste :
    Que deviennent les comprimés d'une boîte qui sont en trop et qui ne sont pas utilisés pour le patient
    Sont ils réutilisés pour un autre patient ou sont ils detruits
  • 17/04/2015 à 21:57
    Jc tenon
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    Bien sur réutilisé pour d'autres patients..
  • 18/04/2015 à 00:00
    Dipi
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    Le pharmacien reçoit-il une compensation pour la perte de temps causée par la délivrance à l'unité?
  • 18/04/2015 à 07:19
    garfield83
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    Donc si je comprends bien un patient peut se retrouver avec des comprimés de plusieurs lots différents
    Bonjour la tracabilite et le travail pour retranscrire les numéros cela est très gratifiant comme travail et très valorisant
    C'est rémunéré combien?
  • 18/04/2015 à 07:25
    garfield83
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    L'inserm connaît mal le milieu pharmaceutique :c'est un Gag?
    Et c'est eux qui sont chargés d'évaluer cette expérience officinale?
    Quelle légitimité L'inserm à t il pour apprécier le résultat d'une expérimentation dans un milieu qu'il ne connaît pas? ????
  • 18/04/2015 à 07:34
    ppp
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    C'est une spécialité française que de nommer des commissions complètement incompétentes, pour que des politiques sectaires, imposent leurs inepties.
  • 18/04/2015 à 07:44
    rab74
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    comme prévu, on va démontrer que la haute couture, une fois réintégrés tous les coûts, coûte plus cher que le prêt à porter. le temps passé à découper les doses, archiver les lots et assurer une traçabilité que les labos avait déjà fort bien instaurée, serait nettement mieux utilisé en entretiens pharmaceutiques (devrait-on dire pharmacologiques?) dûment rémunénérés par des honoraires non fictifs! de toute façon, un patient non observant est un "rebel", qu'on lui donne 20 comprimés ou quarante, il ne finira pas son traitement: "trop mauvais, pas le temps, c'est dangereux", j'en passe et des meilleures. je reste persuadé qu'en outre le fait de ne rien payer déresponsabilise le patient. Je ne suis pas élitiste, mais 25 ans de comptoir chassent beaucoup d'illusions.
  • 18/04/2015 à 09:39
    14
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    De toute facon,le gaspillage vient a 90% du fait que les gens ne respectent pas la prescription.Qu'on leur donne 14 comprimés dans un sachet ou une boite de 12+ 1 petite de 6(,pour 1 matin et soir-7 jours), les memes continueront a arreter au bout de 2 jours " parce que ca va mieux".....
    En plus,ca fait 35 ans que Bruxelles a estimé que la boite toute prete permettait de porter plus d'informations pour le consommateur et s'est prononcé en faveur de celle ci....
    source ;: l'Express de 1979 environ..
    Enfin,les medicaments representent 7 pour cent du budget total de la secu.SI CA AMENAIT 10% d'economies,ca ferait.... 7 milliemes.Je sais qu'on va me repondre qu'en valeur absolue,ca fait des millions,mais alors on pourrait aussi faire la meme chose pour le deficit de la secu,toujours présenté en affolant milliards(10)......qui ne font que 2.5% du budget (10 pour 400)(jamais présenté comme ca dans les medias).
  • 18/04/2015 à 14:30
    briard
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    il n y a que le pharmacien qui est capable de détailler les comprimés a ditla commission ministérielle; leclerc ne sait pas faire; un yaourt et un oignon et une demie bouteille de lait , cest donc que le pharmacien est plus intelligent que leclerc cqfd
  • 18/04/2015 à 17:38
    Anne 74
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    Ok pour moins de gaspillage comme ces gros cartons cyclamed remplis à ras bord chaque semaine, qui démontrent celui - ci .C'est à l'industrie pharmaceutique de conditionner à l'unité avec tous les marquages de sécurité utiles ,règlementaires afin que les officinaux et hospitaliers ne perdent pas de temps ...ce temps si précieux pour les malades et non avec une paire de ciseaux...
  • 19/04/2015 à 08:24
    boss
    alerter
    PIGEON PHARMACIEN
  • 19/04/2015 à 10:38
    Lajoye Dupont
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    Pour être "chercheur" à l'Inserm il faut un BAC + combien? Au moins BAC + 6 j'espère?
    L'Inserm connaît mieux les conditions de travail chez les généralistes? C'est vite vu le personnel est quasiment égal à zéro! Voilà une belle étude. Tout le monde sait ça puisque c'est la principale raison pour laquelle les médecins ne veulent du tiers payant: pas de personnel pour le gérer et pas du tout envie d'en embaucher!
    Pour la "division" tout vieil apothicaire sait que c'est ce qui revient le plus cher. 1 kg de bicarbonate ne se vend pas le même prix que 100 g ou 250 g prix rapporté au kg bien sur. D'ailleurs il y a des règles de calcul que l'on trouve dans le Tarex si je ne m'abuse. Ça fait bien longtemps que j'en ai pas ouvert un. L'Inserm ne connaît pas grand chose à nos réglementations c'est gênant. Et encore moins au dialogue semble t'il. Si les médecins respectaient les préconisations de l'OMS pour les traitements antibiotiques il n'y aurait pas de problèmes de boitages qui sont conçus en fonction de ces préconisations. Une petite crève c'est 5 jours une grosse c'est 8. En France on a la liberté (quasi) absolue de prescription. C'est génial. Bon de toute façon au bout de 3 ça va mieux et on arrête le traitement ça changera pas grand chose.
  • 19/04/2015 à 10:40
    Cri cri
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    Ok avec rab 74 et Anne 74 ,nos dirigeants rien compris ,on doit responsabiliser les patients ! Faire payer 2% par ordo ,c'est triste mais c'est la seule corde sensible !
  • 20/04/2015 à 09:51
    Matthieu VANDENDRIESSCHE, Pharmacien (autre)
    alerter
    Bonjour,

    Dans un reportage que nous avons consacré à l'expérimentation de la dispensation à l'unité (Le Moniteur du 4 avril), la pharmacienne titulaire Béatrice Clairaz indiquait que cela s'apparente à la PDA et à la dispensation des TSO. Des activités qui ne sont pas à ce jour rémunérées en tant que telles...
    Oui les boîtes entamées sont réutilisées pour d'autres patients et cela implique une démarche de traçabilité.
    Oui cette dispensation à l'unité serait pertinente pour les traitements chroniques mais nous allons pour ces médicaments vers des grands conditionnements...

    L'expérimentation doit finir à l'automne et des résultats doivent être rendus publics en février 2016. Qu'en fera le ministère de la Santé ? Peut-être rien, même si Marisol Touraine semblait en septembre bien décidée à instaurer cette dispensation à l'unité pour les antibiotiques et même d'autres classes thérapeutiques.

    La profession est globalement réfractaire à la délivrance à l'unité. Certainement à juste titre. Car c'est aussi aux médecins, aux industriels et aux patients eux-mêmes de mieux adapter les prises aux conditionnements existants. La délivrance à l'unité est-elle pourtant inéluctable ? Force est de constater qu'elle est un argument de plus en faveur du monopole officinal. Sans compter que certains laboratoires de génériques proposent désormais des unités de prise blistérisées...

    Bonne journée à vous,

    Matthieu Vandendriessche
    Le Moniteur des pharmacies
  • 20/04/2015 à 10:19
    garfield83
    alerter
    Cela s'apparente certes à la pda qui ne nous est pas rémunéré mais qui en pratique l'est pour les infirmiers (tiens ils n'hurlent pas en faisant un travail de pharmaciens c'est pas comme pour la vaccination )
    Comment fera t on quand les grands conditionnements manqueront chez le grossiste?
    Il est vrai qu'il n'y a jamais de manquant
  • 21/04/2015 à 17:03
    14
    alerter
    j'ai commencé a m'entrainer avec le granule homeo a l'unité.
  • 22/04/2015 à 14:56
    Anne 74
    alerter
    Bien l'humour... mais le conditionnement à l'unité et par 14 seraient d'une grande aide pour nous tous ...Les temps sont durs et les cartons cyclamed qui débordent l'illustrent parfaitement et l'argent public à ce niveau mérite d'être mieux utilisé ...
  • 07/05/2015 à 19:06
    Anonyme
    alerter
    Je suis complètement d'accord

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