19/01/2015 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Sous l’égide de la section D de l‘Ordre national des pharmaciens, Les premiers Etats généraux du pharmacien adjoint se sont déroulés le lundi 19 janvier à l’Espace Pierre Cardin à Paris. « Le fil rouge de la journée ? La défense de l’indépendance de la profession, a expliqué Jérôme Paresys-Barbier, président de la section D. Respecter la liberté de jugement et l’importance de pouvoir dire non sont deux notions essentielles pour le pharmacien ».

Dans une première table ronde brossant un état des lieux de la profession, Delphine Dumont, diplômée depuis 1991 et adjointe en Ile-de-France, a expliqué ce qu’elle aimait particulièrement dans son métier : « le travail varié et le relationnel qui reste prépondérant par rapport à la productivité. »
Adjointe dans le Nord-Pas-de-Calais et diplômée depuis 2000, Anne Ledoux définit son rôle au sein de l’équipe comme celui « du référent cœur de métier », déplorant cependant le manque de formation en management des adjoints. Romain Cruypenninck, tout jeune adjoint depuis 2013, lui aussi dans le Nord-Pas-de-Calais acquiesce : « j’ai dû suivre un DU de gestion de l’officine en 6e année pour comprendre comment fonctionnait une officine sur le plan économique. »

Autre sujet abordé au cours de la discussion : la coopération interprofessionnelle. Sans surprise, il y encore un peu de chemin à faire, comme le montre Anne Ledoux : « Alors que pour nous, c’est une façon de travailler encore plus agréablement et de nous sentir valorisés, les médecins de ville ont peur qu’on leur prenne leur travail. Ils estiment qu’ils le font déjà bien et qu’ils n’ont pas besoin de répétiteurs ».

Réalistes, les adjoints ont également évoqué les contraintes de leur métier. Des contraintes nécessaires pour Marie-Paule Dastugue, membre de la section D, et adjointe en Auvergne. Pour cette diplômée en 1966, « la déontologie nous permet de refuser une demande injustifiée ». Ses confrères sont plus prosaïques : les tâches administratives rebutent Delphine Dumont, Anne Ledoux court contre « le manque de temps pour les nouvelles missions, pour me former, mettre en place des protocoles collaboratifs ». C’est sa suggestion de « faire venir les étudiants en médecine pendant quelques semaines en stage dans les officines et vice-versa » qui déclenchera les applaudissements de la salle. Une pré-coopération interprofessionnelle en somme.






Laurent Lefort



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