16/12/2014 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
L’observatoire annuel* de la fédération Familles rurales diffusé ce mardi 16 décembre révèle le comportement des patients vis-à-vis de leur gestion des médicaments.

Dans la plupart des cas, les médicaments achetés à l’officine et non consommés sont conservés pour un usage ultérieur. C’est le cas des antalgiques (93 %), des médicaments des troubles digestifs (89 %), des anti-inflammatoires par voie locale (78 %) ou orale (75 %) et de pulvérisateurs pour la gorge (66 %).

Pour une majorité de patients (71 %), les médicaments non remboursables ne sont pas conservés plus fréquemment que les médicaments remboursables dans l’armoire à pharmacie. Lorsqu’ils le sont, c’est pour des raisons économiques et parce qu’ils peuvent servir à d’autres membres de la famille.

Dans le cas des médicaments prescrits, l’enquête montre qu’une majorité de patients entament leur traitement. Dans plus de 3 familles sur 4, en effet, la boîte du médicament prescrit, quelle que soit sa forme galénique, a été entamée.

Concernant les antibiotiques, il en reste régulièrement dans 33 % des cas et jamais dans 58 % des cas. Mais dans 69 % des cas, le conditionnement d’antibiotiques est presque vide. Selon les familles, la principale raison pour laquelle le traitement n’est pas totalement pris est qu’il ne correspond pas à un nombre exact de boîtes. Dans une moindre mesure, le traitement a été arrêté parce que le patient se sentait mieux, de son propre chef ou parce que le médecin le lui a recommandé de le faire.

Par ailleurs, près des deux tiers (62 %) des patients atteints par une pathologie chronique de longue durée ne renouvellent pas l'intégralité de leur ordonnance à chaque dispensation. Une partie faible (20 %) renouvelle tout de même des médicaments dont ces mêmes patients n’ont pas systématiquement besoin. Ceci surtout pour constituer un stock d’avance et aussi du fait du refus du pharmacien de délivrer le médicament en dehors de la période de renouvellement.

Dans le cas particulier des enfants, les proportions de médicaments non consommés sont les mêmes. La principale raison est, selon les familles, la mauvaise adaptation du traitement à la corpulence de l’enfant.

L’observance semble meilleure chez les personnes âgées. La principale raison pour laquelle il reste des médicaments est la prescription de boîte supplémentaire à la demande du patient ou sur proposition du médecin lui-même.

*Panel de 413 familles réparties sur 55 départements. Une majorité de répondants sont des retraités et des femmes. Plus de 40 % font état d’une personne souffrant d’une pathologie chronique au sein du foyer. Il s’agit en majorité de familles sans enfant (69 %).






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