31/10/2014 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Fixer un cadre strict peut avoir du bon. Ainsi, l'usage détourné de l'antalgique opioïde de palier 3 qu'est l'oxycodone reste limité en France, en raison de l'encadrement de ses conditions de prescription et de délivrance.

On ne peut par exemple pas en dire autant aux Etats-Unis où l'ampleur des problèmes d'abus et de détournement a conduit l'ANSM à mettre en place, une surveillance particulière « préventive» dans notre pays.

L'agence a donc tenu à rappeler, dans un point d'information diffusé le jeudi 30 octobre, que le dernier bilan portant sur la période 2008 à juin 2013 avait mis en évidence une augmentation de la consommation en France des spécialités à base d'oxycodone, en cohérence avec l'amélioration de la prise en charge de la douleur. Une augmentation d'exposition qui s'est traduite, dans une moindre mesure, par l'augmentation de la notification de cas d'abus et de pharmacodépendance mais avec un nombre de cas rapportés de nomadisme ou d'injection qui reste faible.

Néanmoins, puisque l'oxycodone présente un risque d'abus et de pharmacodépendance similaire à celui de la morphine ou du fentanyl, l'ANSM insiste sur :

- l'importance de réserver son utilisation aux traitements des seules douleurs sévères qui ne peuvent être correctement traitées que par des analgésiques opioïdes forts, en particulier dans les douleurs d'origine cancéreuse ;

- la prise en compte du risque d'abus et de dépendance lors de l'instauration du traitement ;

- la nécessité d'une surveillance étroite pendant le traitement.






Laurent Lefort



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