22/09/2014 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Au cours d’un débat organisé le dimanche 21 septembre par le groupement Giphar, dont le congrès annuel se déroule à Amiens (Somme) jusqu’à ce lundi 22 septembre au soir, les deux présidents de syndicats Philippe Gaertner (FSPF) et Gilles Bonnefond (USPO) ont quelque peu levé le voile sur l’ambiance et le contenu de la réunion du 19 septembre avec Marisol Touraine et Emmanuel Macron, respectivement ministres de la Santé et de l'Economie. Réunion qui, faut-il y voir un signe, s’est déroulée au ministère de la Santé.

Selon l’expression de Gilles Bonnefond, « Emmanuel Macron a posé quatre sujets sur la table : le monopole de la pharmacie, (la vente de médicaments sur) Internet, l’ouverture du capital et les règles d’installation ».

Philippe Gaertner a par ailleurs apporté une précision d’importance : « Nous sommes au début de la discussion, il ne s’agit pas d’une négociation, comme on peut être amené à le faire par exemple avec l’Assurance maladie. On aura peut-être à signer un protocole de fin de discussion, rien de plus. Et là, un rapport de force s’installe dans la phase cruciale qui est celle de l’écriture du projet de loi. »

« L’AMM est-elle toujours justifiée ? Cela se justifie-t-il pour un dentifrice fluoré, par exemple ? ». Voilà un exemple de question posée par les ministres au cours de l’entretien. Deux ministres qui ont cependant montré « leur attachement aux critères de sécurité sanitaire et de santé publique ». Ils ont également affirmé qu’ils seraient très attentifs au risque de désertification pharmaceutique ou de trou dans la raquette territoriale.

Sur le sujet de l’ouverture du capital, Gilles Bonnefond et Philippe Gaertner ont senti une ministre de la Santé plus en retrait. Se dit-elle que ce sujet est plus en lien avec la compétence de son homologue à l’Économie ? Quant à Emmanuel Macron, il semble qu'il prenne désormais le temps nécessaire pour réfléchir.

Mais, à ce stade de la discussion, « personne ne peut dire : tel point est réglé », conclut Philippe Gaertner.

Le groupe de travail de concertation, dont la création a été annoncée lors de cette réunion, doit se mettre en place d'ici une dizaine de jours, pour rendre son avis mi-octobre.






Les dernières réactions

  • 22/09/2014 à 21:10
    Marco75
    alerter
    Il est temps pour M. Gaertner qu'il dénonce l'accord sur la rémunération qu'il a signé et dont l'encre n'est pas encore sèche
  • 22/09/2014 à 21:28
    BH
    alerter
    Ou pour aller encore plus loin dans le sens de cet accord et aller au bout de l'honoraire en assumant un véritable acte pharmaceutique de délivrance plutôt qu'un forfait à la boîte.
  • 22/09/2014 à 21:33
    chômeurs
    alerter
    il est temps de penser au devenir des adjoints qui se forment en France , en Belgique ou ailleurs qui ne sont plus prêts à s'endetter pour des officines qui ne valent plus grand'chose puisque les titulaires se disent tellement en difficulté .... reste à savoir si nos instances professionnelles seront capables d'obliger les " Leclerc " ou autres à employer de force des pharmaciens avec des salaires décents et des points de retraite clairement cotisés.

    dans quelles mesures garder tant de petites facs de pharmacie en France, puisqu'il y en a de bonnes en Belgique qui permettent de s'installer, sans compter les italiennes, les portuguaises et autres ..... pour donner des chômeurs dans les étudiants les plus brillants qui passent si courageusement les concours sélectifs parisiens

    Il reste encore de beaux débats avec nos ministres !!!
  • 23/09/2014 à 07:03
    mm
    alerter
    et pendant ce temps les étudiants ne sont meme pas informés des grèves et continuent de bosser des cours qui ne leur serviront à rien en officine ..si celles ci existent encore quand ils sortiront!!!!quel gâchis !
  • 23/09/2014 à 07:20
    Marco75
    alerter
    @BH: pourquoi pas. Mon point est de faire une grande remise à plat et d'arrêter cette négociation en escalier avec les gouvernements successifs où chaque fois la vis tourne en peu plus sans contrepartie.
  • 23/09/2014 à 07:21
    Marco75
    alerter
    La méthode semble avoir changée avec M. Macron, pas sur que le point d'arrivée soit très différent.
  • 23/09/2014 à 17:13
    briard
    alerter
    macron fait partie de ces gens qui ont fait beaucoup d etudes mais qui n ont jamais mis les mains dans le cambouis; intellectuels de gauche sans eclat mais avec une pouvoir de nuisance important reveillez vous adenot bonnefond gaetner etc
  • 23/09/2014 à 19:28
    cs
    alerter
    Macron n'a aucun pouvoir, c'est valls qui décide et il a promis des réformes profondes à Merkel pour faire passer la pilule du déficit budgetaire
  • 29/09/2014 à 09:53
    pharma
    alerter
    Il est claire qu'il se pose un problème quant aux assistants du Pharmacien; la réglementation devra obliger qu'il ait au moins un Assistant dans l'Officine, si deux Pharmaciens ne peuvent cohabiter.

Réagir à l'actualité

Pseudo :
Vous êtes un professionnel de santé ? Faites le savoir dans vos contributions en affichant le pictogramme "Professionnel de santé certifié" . Inscrivez-vous ou identifiez-vous puis transmettez-nous un justificatif de votre qualité de professionnel de santé (photocopie de carte d'étudiant, de diplôme, de carte de l'Ordre...).


Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation du Moniteur des pharmacies.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.
Publicité

Publicité


Revue
Publicité

Forum

Exprimez-vous et échangez avec vos confrères sur les forums

Publicité

Service "Les médicaments à délivrance particulière"

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d’intérêts.X
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...