05/09/2014 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
Pour Michel-Edouard Leclerc, la lutte pour conserver le monopole de la dispensation de médicaments est déjà perdue par les pharmaciens . « Cela ne sert à rien de se disputer, ces évolutions vont avoir lieu », a t-il indiqué jeudi 4 septembre, lors de l’émission Le Club de la presse, sur Europe 1.

Et le patron du groupe de grande distribution ne comprendrait pas que ce ne soit pas pour maintenant : « pourquoi un gouvernement qui a autorisé le médicament sur Internet ne l’autorise pas dans un espace réservé chez Leclerc ? »

Il estime d’ailleurs que le nouveau ministre de l’Economie pourrait pencher dans son sens. « J’apprécie Emmanuel Macron. Nous avons eu des discussions sur ce sujet et aussi sur mon métier. Je l’ai trouvé très ouvert, je lui fais plutôt confiance. Ce ne serait pas un révolutionnaire s’il ne dépoussière pas tout cela. »

Le distributeur rappelle que ses docteurs en pharmacie salariés sont aptes à vendre des médicaments. « On fait un procès à nos pharmaciens de ne pas être de bons pharmaciens ». Et estime qu’il n’oppose pas des confrères les uns aux autres. « Ce sont des pharmaciens qui montent ce projet avec nous ». Il a pointé le fait qu’ils ne pouvaient pas porter ce titre. « Ce qui fait qu’on est pharmacien en France et qu’on a droit au titre de pharmacien, c’est d’être propriétaire de son fonds de commerce. Ce n’est pas la qualification, c’est le fait d’être commerçant » qui donne le titre, a t-il indiqué, se basant sur un argument totalement erroné.

Aussi Michel-Edouard Leclerc propose de créer une section de l’Ordre des pharmaciens qui regrouperait des salariés de la grande distribution. « Aujourd’hui, il y a un secteur des pharmaciens salariés de l’industrie », a t-il justifié.

Une fois le monopole officinal battu en brèche, le distributeur veut aller plus loin. En vendant des médicaments de prescription obligatoire. « Je commence par ce qui paraît le moins contestable », a t-il précisé. Et en se positionnant plus encore sur le secteur de la santé. « Il y a de la place pour tout le monde, ce marché va être énorme ».

D’ici 10 ou 15 ans, selon le modèle américain, il pourrait, si la loi lui en donne la possibilité, mettre en place des centres de santé estampillés Leclerc, selon lui plus accessibles et dégagés des « affres du secteur médical ». « Beaucoup de gens aujourd’hui ne se font pas soigner chez le dentiste, chez l’ophtalmologie, parce que c’est trop cher. », a t-il indiqué.

Par ailleurs, Leclerc veut développer des « partenariats » avec les professionnels de santé. Le groupe expérimente actuellement à Pont-l’Abbé, dans le Finistère, une unité de vente de matériel pour les infirmières libérales.









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