31/07/2014 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

La Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF) a été reçue mardi 28 juillet au cabinet du ministre de l'Economie.

Philippe Gaertner, le président de la FSPF, est revenu pour nous sur cet entretien qu'il qualifie« d'échange assez de long et précis sur l'activité économique du secteur de la pharmacie d'officine» .

Parmi les arguments présentés aux conseillers du ministre, Mr Gaertner a mis en avant une précision d'importance « qui a pu échapper à certains, à savoir que le rapport de l'Inspection Générale des Finances (IGF) a pris comme base de travail les années 2000 à 2010 alors que depuis 4 ans la donne dans le secteur de la pharmacie et du médicament a bien changé par rapport au début des années 2000» .

Des clarifications ont également été données sur les accords signés récemment dans le cadre de la modification du mode de rémunération, Philippe Gaertner insistant sur « des équilibres millimétriques difficilement trouvés avec l'assurance maladie et la Direction de la Sécurité Sociale (DSS) rattachée aux ministère des Affaires sociales et de la Santé et au ministère de l’Economie et des Finances.

La séance a également abordé la question du prix des médicaments d'automédication, la FSPF rappelant le positionnement des prix français par rapport à l'ensemble du marché européen. Une différence de prix dont on ne parait pas persuadé au cabinet du ministre. Les conseillers étant revenus plusieurs fois sur leur méconnaissance des prix, » nous avons suggéré d'envoyer en mission le préfet des Alpes – Maritimes pour acheter des médicaments de part et d'autre de la frontière afin de constater nos dires « plaisante, sans doute un peu agacé, Philippe Gaertner. Il ajoute que » le cabinet s'est montré très insistant pour connaître notre position sur la vente des médicaments par internet« .

Quant aux autres pistes du rapport, la répartition territoriale semble constituer une divergence, le ministère se déclarant » particulièrement attaché à ne pas déséquilibrer le milieu du rural et les approvisionnement de proximité « . Cependant le lien avec la déstabilisation que pourrait représenter l'ouverture du capital a du être mis en évidence. La FSPF accentue » ce point, avec la vente de médicaments hors du circuit pharmaceutique, est une ligne blanche à ne pas franchir« . Philippe Gaertner précise que d'autres membres du gouvernement ont le même point de vue fortement réaffirmé sur la sortie du médicament du monopole.

Le cabinet, de son coté, déclare étudier les orientations du rapport de l'IGF sans qu'aujourd'hui aucune décision ne soit prise; Arnaud Montebourg, le ministre, a souligné n'avoir cité ni les pharmaciens ni le médicaments dans son discours du 10 juillet...

Après cette première prise de contact, d'autres réunions de travail doivent avoir lieu d'ici la fin du mois d'aout. » D'ici là, nous devons faire parvenir une note de nos positions par rapport aux éléments débattus« stipule enfin Philippe Gaertner.  






Marjolaine Labertoniere

Les dernières réactions

  • 31/07/2014 à 23:20
    Anonyme
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    Devant la menace, le ministère de la santé, l'ordre et la fédération se montrent tout à coup soucieux des approvisionnements de proximité en milieu rural alors qu'ils ont instrumenté de multiples fermetures depuis plusieurs années.
    Stop aux mensonges et aux déclarations opportunes.
    Seule la liberté totale d'installation prônée par l'IGF et la Commission européenne pourra sauver les zones rurales de la désertification.
  • 01/08/2014 à 00:00
    Anonyme
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    Liberté totale d'installation, bien sur !!!!!
    Regardez le résultat avec les médecins et la désertification médicale.
  • 01/08/2014 à 05:11
    Anonyme
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    Vous confondez autorisation d'installation et obligation d'installation. A ce jour aucun texte n'oblige un pharmacien à s'installer dans une zone rurale. Par contre la France présente encore des textes imbéciles qui rendent impossible les installations dans les communes de moins de 2500 habitants alors que des normes communautaires l'oblige à prévoir des conditions dérogatoires dans ces territoires. Je me détermine donc contre le l'immobilisme ministère de la santé et pour les propositions du ministère de l'économie.
  • 01/08/2014 à 06:10
    Anonyme
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    le transfert des pharmacies, est toujours possible quand elles sont en surnombre dans les villes de plus de 2500
    habitants elles peuvent transférer vers les villes de moins
    2500 habitants ,on n' a pas à modifier la loi : la répartition
    des pharmacies est très satisfaisante .
  • 01/08/2014 à 09:34
    Anonyme
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    C'est faux, regardez les difficultés des communes de Blégentier ( 2460 habitants ) et Régusse ( 2244 habitants ) qui attentent des installations par transfert depuis 29 et 15 ans... Cette prétendue disposition est une arnaque du ministère de la santé. La commission européenne s'occupe actuellement d'avoir des explication de la ministre sur cette escroquerie... L'autre disposition concernant l'ouverture d'une pharmacie dans une commune de moins de 2500 habitants dont la dernière pharmacie a cessé définitivement son activité est également une arnaque. Le ministère, l'Ordre et les syndicats organisent la désertification. Il nous faut une liberté totale d'installation pour permettre à des jeunes de s'établir en zone rurale.
  • 01/08/2014 à 10:59
    Anonyme
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    la loi autorise les pharmacies en surnombre en centre ville de transférer sur tout le territoire national si les pharmacies ne transfèrent pas c' est qu' il leur manque le financement.

  • 01/08/2014 à 11:10
    Anonyme
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    Cela sent le rétropédalage à plein nez. Finalement le rapport ne serait pas très pertinent, les conseillers ne seraient pas au fait de toutes les subtilités etc... Et à la rentrée un nouveau coup de rabot sera acté avec la bénédiction de FSPF. Cocu vous avez-dit cocu?
  • 01/08/2014 à 12:08
    Anonyme
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    La France est aujourd'hui passible d'une amende entre 4 et 8 milliards d'euros pour ne pas avoir satisfait à la règle du 3 %. Elle doit donner des gages à Bruxelles pour éviter cela. C'est le but de la réforme entreprise par le ministère de l'économie. Je propose que tous les opposants à la réforme prennent en charge l'amende à laquelle la France sera condamnée de leur fait.
  • 01/08/2014 à 12:53
    Anonyme
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    Les pharmaciens ne peuvent transférer en zone rurale dans les communes de moins de 2500 habitants pour la simple raison que les ARS et le ministère imposent une population de 2500 habitants dans la commune hôte ( voir articles L 5125-11 alinéas 3 et 4 du CSP )... ce qui revient à la condition stricte pour créer. C'est donc bien une arnaque... Je précise que je détiens des arrêtés de rejet dans ce sens... L'Ordre des les syndicats approuvent...
  • 01/08/2014 à 13:57
    Anonyme
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    pour le transfert à BLEGENTIER il vous manque
    40 habitants c' est le temps de refaire votre demande de transfert, et à REGUSSE il vous manque 256 habitants
    dans 6 mois le quotat 2500 habitants sera atteint
    pour le transfert, le problème est résolu avant de réunir
    le parlement pour refaire une loi qui existe déjà.
  • 01/08/2014 à 15:50
    Anonyme
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    Pour Blegentier, compter 2 années de plus ( L 5125-11 alinéa 4 pour le délai de 2 années en plus après le recensement de l'article L 5125-10 ). C'est une arnaque. Pour Régusse, compter entre entre 3 et 5 ans, c'est une escroquerie. Vivement la liberté totale d'installation ...
  • 01/08/2014 à 17:44
    Anonyme
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    Et où sont dans le Code de la santé les critères dérogatoires à l'installation en zones rurales imposés par les articles 49 et 168 TFUE. On est ici dans le droit communautaire à l'établissement et dans celui du droit à la santé ( manifestement inconnu du précédant interlocuteur ). C'est béta, le Ministère et l'Ordre les ont oubliés. C'est pas grave, on ne risque qu'une amende de plus pour manquement, amende à beaucoup de zéros. Et bonne nouvelle, une plainte est déjà en cours d'instruction par la Direction générale marché intérieur et services. Vive la liberté totale d'installation...
  • 01/08/2014 à 17:46
    Anonyme
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    Et où sont dans le Code de la santé les critères dérogatoires à l'installation en zones rurales imposés par les articles 49 et 168 TFUE. On est ici dans le droit communautaire à l'établissement et dans celui du droit à la santé ( manifestement inconnu du précédent interlocuteur ). C'est béta, le Ministère et l'Ordre les ont oubliés. C'est pas grave, on ne risque qu'une amende de plus pour manquement, amende à beaucoup de zéros. Et bonne nouvelle, une plainte est déjà en cours d'instruction par la Direction générale marché intérieur et services. Vive la liberté totale d'installation...
  • 01/08/2014 à 17:50
    Anonyme
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    PS : le droit communautaire prime sur le droit interne et s'applique par l'effet direct. Quand aux dispositions des arrêts préjudiciels, ils sont rétroactifs et placent la France en situation d'infraction depuis le traité de Lisbonne... Vive la liberté totale d'installation...
  • 01/08/2014 à 20:40
    Anonyme
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    Quand on voit le niveau de connaissance de la pharmacie de ceux qui dépose des commentaires... Je ne vois pas en quoi les pharmaciens d'officines sont responsable du taux de 94% endettement de la France et le rapport avec Bruxelles... Surtout que l'Europe a rendu déjà un avis sur les particularités des systèmes de santé des pays membres, laissant pour une fois le choix aux Etats de s'organiser comme ils l'entendent...
  • 01/08/2014 à 21:04
    Anonyme
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    Le droit communautaire c'est comme le foot contre les allemands. Deux équipes et c'est toujours l'Europe qui gagne. Ou bien nos politiques parlent et Bruxelles décide. Et oui, on a signé des traités et il faut s'y conformer. Dans le cas d'espèce, le ministère de l'économie ne fait que reprendre les demandes européennes. Je vous laisse en déduire la suite.

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